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Date de publication
Éditeur
Gallimard
Collection
Blanche
Nombre de pages
320
EAN13
9782070141630
ISBN
978-2-07-014163-0
LES ANNÉES INSULAIRES
De PHILIPPE LE GUILLOU
Gallimard
19,80
Présentation
Paris, au début des années 1970 : les pavillons de Baltard sont détruits, l'ancien ventre de Paris devient un immense chantier, le visage de la capitale change. Des hommes résolument hostiles à cette défiguration urbaine s'insurgent et fondent une association, «Les Insulaires». Parmi eux, un peintre, Kerros, lui aussi attaché à la forme immémoriale de Paris. Mais, à la différence des autres membres des Insulaires, il connaît bien celui que les protestataires appellent le «prince des modernes», Georges Pompidou, décidé à faire entrer le pays et sa capitale dans la civilisation future, cele de la voiture et de la vitesse. Kerros voit le président à l'Élysée et en Bretagne, dans son atelier parisien également, il lui demande de poser, l'écoute évoquer ses projets et son dessein moderniste, observe l'usure du pouvoir et bientôt les effets de la maladie. Il brosse le portrait d'un homme et d'un régime, d'une ville en pleine métamorphose, d'un palais - l'Élysée rénové par Agam et Paulin - et d'un quartier - celui des Halles et de Beaubourg -, d'une utopie sur le point de se briser. Les années insulaires déroule, entre 1969 et 1974, le roman des années Pompidou, leurs contradictions et leurs mirages, leurs audaces architecturales et esthétiques ; c'est aussi, à travers la confrontation de deux univers, le dialogue imaginaire de deux hommes épris d'art et de beauté.
Le mot du libraire
10 janvier 2014

L'artiste et l'homme d'Etat

Le personnage principal de ce roman est Georges Pompidou. Nous le suivons à travers le regard du narrateur : le peintre Kerros, dont l'oeuvre est appréciée du couple Pompidou. Nous sommes en 1969, au début du mandat présidentiel; l'objectif de l'homme d'Etat est de moderniser la France, de lui donner une place dans le monde en faisant de Paris le symbole de cette modernisation : c'est le triomphe de la voiture et du béton. Nous assistons donc à l'emblématique destruction des Halles et de la construction du Centre des Arts du Plateau Beaubourg (pas encore nommé Centre Pompidou). Certains résistent, les "Insulaires" notamment, petit groupe que fréquente Kerros et qui tente de s'opposer à la rénovation tous azimuts. Kerros apprécie l'homme, peint son portrait, mais condamne sa politique urbanistique. Le roman séduit par la relation tout à fait vraisemblable entre les deux hommes; tout aussi réussie est l'évocation des évènements marquants de ces années 1969-1974. Et on retrouve le ton et le style si particulier de Philippe Le Guillou. On est sous le charme, en effet.
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