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Nos lectures
Le bruissement des feuilles
En stock, expédié demain 21,50 €
VIGGERS KAREN
(Fontaine Luberon)

Le récit se déroule dans une petite ville de Tasmanie (Australie), dont l’économie principale est l’industrie forestière. Suite à la perte de leurs parents dans l’incendie de leur ferme, Miki, 17 ans et Kurt, 25 ans gèrent un restaurant. Miki vit sous l’emprise de son frère tyrannique, qui tente de la tenir éloignée de toute vie sociale. Jusqu’au jour où découvrant le double d’une clé, elle s’offre l’opportunité de s’évader et de rencontrer des personnes, notamment Léon jeune garde-forestier qui vient tout juste de s’installer dans cette ville. Ses échappées dans la nature lui permettent de savourer des instants de liberté en compagnie de la faune et de la flore dont elle souhaite la préservation et de connaître l’amitié et la solidarité. Miki est aussi une fervente lectrice d’histoires romanesques qui l’aident à supporter un quotidien si lourd. On suit en 4 temps, qui empruntent aux étapes du développement du végétal, le parcours initiatique de cette toute jeune fille qui en se libérant du joug fraternel prendra son envol vers l’indépendance. Toute une galerie de portraits de personnages attachants se développe au fil des pages de ce roman à la fois écologique et initiatique. Son intérêt principal réside dans le traitement du rapport à la nature, à travers la description des beautés naturelles de Tasmanie et de l’enjeu de la déforestation au plan environnemental et sociétal : la guerre des forêts oppose l’industrie forestière locale et les écologistes oeuvrant à la protection de l’écosystème de Tasmanie. Un véritable hymne à la préservation de la richesse des milieux naturels.

Super-Heros, Une Histoire Politique
En stock, expédié demain 17,00 €
BLANC WILLIAM
(Fontaine Luberon)

Cet ouvrage propose une lecture politique fouillée et instructive des comics américains, apparus à la fin des années 30, véritables reflets de la société et ses ambigüités au fil du temps et devenus une véritable culture populaire planétaire.
A travers le mythe des surhumains dans les années 30, en passant par la foi dans le futur et le progrès dans les années 70 jusqu’à plus récemment la peur de voir le monde rationnel et démocratique s’effondrer mais aussi l’idéal d’un ordre international utopique, l’auteur livre de nombreux exemples, témoignant que les comics constituent de véritables capsules temporelles, portant en eux les conditions sociales et politiques du contexte de leur création.
Les super-héros (Superman, Batman, Wonder Woman, Captain America, Namor, Iron Man…), pétris de contradictions, émancipés des contraintes de la condition humaine et détenteurs de forces bénéfiques, évoluent et agissent en effet dans des contextes politiques (ex : peur du communisme…) et sociaux (ex : obsession homophobe…). Encadrés par un Comics Code depuis 1954, les comics sont perçus comme un outil politique, vecteur, pour nombre de lecteurs, d’un discours progressiste.
L’intérêt principal de cet ouvrage réside dans les remises en contexte inattendues et l’illustration de la force de ce medium pour donner son point de vue sur le monde : entre imaginaire (emprunts aux mythologies anciennes gréco-romaines, scandinaves, arthuriennes…mais aussi aux idéologies) et réalité (évènements politiques qui ont ponctué ces 80 dernières années).

Rien qu'une vie
En stock, expédié demain 18,00 €
Graham Norton
(Fontaine Villiers)

Duneen* est un village du West Cork, près de la mer et loin de tout le reste. Le policier local, en place depuis 17 ans, n'est pas débordé. Puis, un jour, on découvre des ossements sur un chantier...Il s'agit d'une mort violente, mais qui est la victime? Et qui est l'assassin?
On le devine, ce n'est pas que la terre qui sera remuée au cours de cette histoire.
Un roman, pas vraiment un policier, très bien construit avec humour, suspense et émotion. Une lecture très agréable.

*Petite forteresse- tout un programme...

Revenir à Vienne
En stock, expédié demain 23,00 €
Ernst Lothar
(Fontaine Auteuil)

Felix von Gestern, banquier de Vienne et sa famille ont émigré aux Etats-unis au moment de l'Anschluss. La vie s'écoule paisible sur la 5ème avenue mais le personnage de Lothar ne se fait pas à cette vie américaine et ne rêve que d'Europe, qu'il rejoint d'ailleurs la guerre à peine terminée.
Son euphorie des débuts comme le jugement facile incarné par sa belle-mère font peu à peu place à un regard plus circonspect, des sentiments plus complexes où culpabilité, réprobation, fidélité s'entrechoquent.
Le roman des exilés prodigues et américanisés nous plonge dans les nuances toutes viennoises des sentiments face aux destins de personnages confrontés à des choix historiques et existentiels. Dans une construction parfaitement romanesque Ernst Lothar signe le roman du retour sur la terre natale après le désastre, un récit de l'exil dans l'exil, celui que son ami Stefan Zweig n'a pas pu écrire.

Rosa Bonheur, Une artiste à l’aube du féminisme
En stock, expédié demain 24,30 €
Marie Borin
(Fontaine Villiers)

Son père vivait dans une commune saint-simonienne, laissant à sa mère le soin d'élever les trois enfants. Ce fut une introduction précoce à l'insouciance et à l'hypocrisie masculines. On ne pouvait pas se fier aux hommes mais à cette époque tout était prévu pour en rendre les femmes dépendantes.
Ce ne serait jamais le cas de Rosa. Son talent éclatant lui permit, encore jeune, de gagner très bien sa vie et vers 40 ans elle était le peintre français dont les œuvres se vendaient le plus cher, surtout à l'étranger.
Elle bénéficiait d'une autorisation de la police lui permettant de porter pantalon en public pour les besoins de sa profession (elle faisait souvent des esquisses dans les foires aux bestiaux). Elle le portait chez elle aussi, enfilant vite une jupe en cas de visite inattendue. Ceux qui s'attendaient à une mégère hommasse rencontraient une femme courtoise et distinguée. Elle était fréquentable donc, à la mode même. Un jour, alors que la cour était à Fontainebleau, la princesse Metternich surgit à l'improviste, «entourée de jeunes hommes qui voltigeaient autour d'elle». Rosa ne fut pas impressionnée. Son amitié avec Buffalo Bill était célèbre, et une bonne publicité pour tous deux.
On louait les qualités «masculines» de sa peinture, ce qui était un éloge, bien sûr. L'impératrice Eugénie lui remet la Légion d'honneur: «Le génie n'a pas de sexe », aurait-elle dit.
Passée de mode, elle était remisée dans les oubliettes de l'histoire, et dans les réserves des musées, pendant plusieurs décennies. Vers 1980, à l'époque où s'ouvrit le Musée d'Orsay, on recommença à apprécier le travail de beaucoup d'artistes de son époque en dehors de l'Impressionnisme. Et Rosa est de nouveau reconnue et admirée, tant pour son œuvre que pour sa vie.
La meilleure biographie de cette artiste, bien documentée et agréable à lire.