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Date de publication
Éditeur
Actes Sud
Collection
LITTERATURE DE
EAN13
9782330022600
ISBN
978-2-330-02260-0
KINDERZIMMER / ROMAN
De VALENTINE GOBY
Actes Sud
Présentation
En 1944, Ravensbrück est en grande partie un camp de femmes. Mila a vingt-deux ans quand elle arrive à l’entrée du camp. Autour d’elle, quatre cents visages apeurés. Dans les baraquements, chacune de ces femmes va devoir trouver l’énergie de survivre, au très profond d’elle-même, puiser chaque jour la force d’imaginer demain. Et Mila est enceinte mais pour l’instant ne le sait pas.
“D’abord, il y eut cette rencontre, un jour de mars 2010 : un homme de soixante-cinq ans se tient là devant moi, et se présente comme déporté politique à Ravensbrück. Outre que c’est un homme (à l’époque j’ignorais l’existence d’un tout petit camp d’hommes non loin du Lager des femmes) il n’a surtout pas l’âge d’un déporté. Mais d’emblée il m’annonce qu’il est né à Ravensbrück. Des bébés ont donc vu le jour à Ravensbrück, et quoique leur existence y ait été éphémère, ils y ont à leur échelle, grandi.
J’ai rencontré deux enfants sortis vivants de ce camp, ils sont si peu nombreux, et puis une mère, aussi. Et la puéricultrice de la Kinderzimmer, une Française qui avait alors tout juste dix-sept ans.”
Cette pouponnière, ou plus précisément cette Kinderzimmer, est inimaginable dans un camp de déportés. Mais tout en ces lieux de destruction, d’avilissement et de mort est inimaginable. Et c’est dans cet impensable-là que se situe ce livre. Car il ne tente pas de raconter l’histoire mais de l’accomplir, collé à la peau de Mila, le personnage fictif du roman, cette jeune femme qui arrive en 1944 parmi quatre cents autres, dans un lieu qu’elle ne situe pas, accueillie par des hurlements qu’elle ne comprend pas. Cette petite, enceinte, qui s’avance enceinte sans même savoir ce que son corps va subir de modifications et de troubles pour mettre au monde un enfant, sans même savoir ce que son œil perçoit à l’instant même où se referme derrière elle la porte du wagon ; cette toute jeune femme n’a pas idée de ce qu’elle va devoir affronter.
Défaire la mémoire, le témoin parlant forcément depuis un lieu où il connaît déjà toute l’histoire, écrire au plus près de ces femmes qui n’étaient pas toutes des héroïnes, des militantes chevronnées aguerries par la politique et la Résistance, suivre celles dont l’héroïsme se situait à chaque instant dans l’accomplissement de gestes minuscules du quotidien du camp et dans ce soin donné soudain aux plus fragiles. Mila est l’une d’elles.
Ce roman naît là où se séparent le témoignage et l’indicible et seule la littérature peut s’inscrire en ces lieux. Kinderzimmer est un roman grave et lumineux qui suit pas à pas le cheminement d’un être dont la volonté de vivre s’emploie à la maîtrise silencieuse de l’instant présent. Pas à pas, Mila gagne du temps, préserve son regard, scrute l’espace du hasard, celui de l’espoir et de la beauté. Mila résiste et soudain, comme à part soi, donne la vie.
Le mot du libraire
24 novembre 2013

Dans une classe de Lycée, Suzanne, ancienne déportée, se souvient. Elle se souvient du temps où elle se prénommait Mila, jeune résistante de 22 ans, arrêtée en 1944 et envoyée à Ravensbrûck en compagnie de sa cousine Lisette. Elle part la peur au ventre mais n'a aucune idée de l'enfer qu'il l'attend. Ravenbrûck, camp de concentration de 40 000 femmes venues de toute l'Europe où la fin, la maladie, la puanteur, les coups et le sadisme des gardiennes rythment chaque journée. Mais au milieu de cette folie meurtrière une solidarité unie certaines femmes, elles veulent vivre et s'accrochent désespérément à ce sentiment. Elles trouvent en elles la force de continuer jour après jour, elles survivent grâce à la débrouille qu'elles mettent en place, chiper un peu de nourriture, des bouts de tissus, du charbon, se couvrir mutuellement, etc...Et c'est grâce à cette solidarité que Mila pourra protéger son secret le plus longtemps possible et pourra mettre au monde son fils à la Kinderzimmer, la pouponnière du camp. Mais celle-ci est à l'image du camp, hantée par la mort, les nourrissons s'y entassent et y meurent rapidement. Mais pour Mila, une course contre la montre s'organise, il faut qu'elle tienne, pour son fils parce que elle veut qu'il vive par-dessus tout. Ce fils c'est l'espoir. Sujet difficile, grave, maîtrisé à la perfection par Valentine Goby. Dans un style âpre et incisif, rythmée par des phrases courtes, elle nous livre un récit pleins d'émotions où l'horreur des camps y est plus qu'authentique. Une très belle découverte.

15 août 2013

Kinderzimmer... ou la chambre des enfants. Voilà une réalité de l'histoire concentrationnaire dont on entend peu parler. Dans ce roman, nous suivons Mila, une jeune femme enceinte lors de son arrivée en 1944 dans le camp de concentration de Ravensbrück. Au milieu de 40 000 autres femmes, elle affronte au début la solitude mais aussi l'angoisse face à cette inconnue que sera sa grossesse dans un milieu aussi hostile. Rapidement, l'entraide apparaît, tout un réseau de femmes prêtes à s'unir pour survivre et faire vivre les nouveaux-nés au sein de la Kinderzimmer... Ce roman raconte l'horreur vécue par ces femmes lors de leur incarcération, mais, bien au-delà, il parle de l'importance des infimes instants de joie et de bonheur qui permettent de garder espoir et de continuer d'avancer. Un roman pour la Mémoire, un roman sur l'humanité.

11 août 2013

Mila, jeune femme enceinte arrive au camp de concentration de Ravensbrück, en 1944.Elle cherche d’autres femmes comme elle qui seraient visibles dans le camp et n’en trouve pas… Alors se pose la question de ce qu’il advient des femmes enceintes, des nourrissons, est-elle seule sur 40 000 ? Cela semble absurde. Nous finissons alors par découvrir la Kinderzimmer et son lot d'atrocité, d'amour, d'humanité.On voit l'horreur des camps de concentration et surtout comment on vit à l'intérieur du camp.L'horreur est là, on la ressent.Il se détache presque une réalité impossible à imaginer pour ceux qui ne l'ont pas vécue. Pourtant on vit l'espoir de ces femmes,leur solidarité. Ce roman illustre une volonté : celle, pour ces détenues, de considérer le camp comme un lieu de vie quasi-ordinaire, continuer à apprendre, à chanter, à mettre au monde des enfants. Le camp devient une partie d'elles-mêmes, il cesse d'être cette entité de barbarie hors du monde, hors des mœurs communes. On doit constater aussi à la lecture de cet ouvrage la parfaite connaissance que possède Valentine Goby de cette période, elle qui n'est ni ancienne déportée, ni historienne de la Déportation. Ce livre, une fois lu, ne vous lâchera pas de sitôt. Ce roman émouvant, poignant, désarmant fera date et marquera cette rentrée littéraire 2013.

2 août 2013

Autant le dire d'emblée : "Kinderzimmer" est de ces livres qui vous prennent aux tripes dès les premières pages et vous arrachent régulièrement des larmes. Valentine Goby, dont le talent pour traiter les histoires les plus émouvantes de la façon la plus subtile n'est plus à démontrer, a choisi pour la rentrée littéraire 2013 de livrer un texte d'une force incroyable. Nous sommes en 1944, son héroïne Mila est enceinte et se retrouve dans l'enfer des camps. A Ravensbrück, au milieu de centaines de milliers d'anonymes, elle ne sait combien de temps elle pourra cacher sa grossesse. Ce qu'elle apprendra, c'est que dans cet enfer, une lueur d'espoir existe. Cette lueur s'appelle Kinderzimmer. D'une écriture certes poétique mais aussi crue et brutale, Goby a peut-être composé avec ce nouveau roman une des fictions majeures de ces dernières années ayant pour thème l'univers concentrationnaire.
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