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Fiche livre
Rhapsodie des oubliés
18,00 €
Rhapsodie des oubliés
La Martinière
Résumé
« Ma rue raconte l'histoire du monde avec une odeur de poubelles. Elle s'appelle rue Léon, un nom de bon Français avec que des métèques et des visages bruns dedans. » Abad, treize ans, vit dans le quartier de Barbès, la Goutte d'Or, Paris XVIIIe. C'est l'âge des possibles : la sève coule, le cœur est plein de ronces, l'amour et le sexe torturent la tête. Pour arracher ses désirs au destin, Abad devra briser les règles.

À la manière d'un Antoine Doinel, qui veut réaliser ses 400 coups à lui. Rhapsodie des oubliés raconte sans concession le quotidien d'un quartier et l'odyssée de ses habitants. Derrière les clichés, le crack, les putes, la violence, le désir de vie, l'amour et l'enfance ne sont jamais loin. Dans une langue explosive, influencée par le roman noir, la littérature naturaliste, le hip-hop et la soul music, Sofia Aouine nous livre un premier roman éblouissant. Née en 1978, Sofia Aouine est reporter radio. Elle publie aujourd'hui son premier roman, Rhapsodie des oubliés.
Caractéristiques du livre
  • Date de parution :
  • Editeur : La Martinière (29/08/2019)
  • Collection : Fiction
  • Nombre de pages : 208
  • ISBN: 978-2-7324-8796-0
Avis des lecteurs
Sabine D. image du profil
(Fontaine Luberon)

Rue Léon, Barbès, quartier de la Goutte d’Or, Paris 18ème arrondissement : Abad, 13 ans, d’origine libanaise, partage avec nous la vie de son quartier, une ville dans la ville où les habitants s’entassent les uns sur les autres comme un grand bain d’amour et un joyeux bordel. Nous sommes véritablement plongés, en apnée, dans le quotidien d’une rue-monde où l’odeur des poubelles se mêle à celles d’éclopés, de cassos et d’âmes fragiles qui y ont trouvé refuge. Nous rencontrons des personnages, riches en couleur et chers à Abad : « Gervaise », prostituée africaine, « Shrek », psy qui aide à « s’ouvrir dehors », « Batman » charmante et énigmatique jeune voisine de l’immeuble d’en face, source de fantasmes érotiques et d’émois amoureux… Tour à tour, l’auteure donne la parole à ces âmes, suspendues les unes aux autres sans jamais se croiser, dans une langue truculente, vibrante, chaude et chaleureuse. Abad représente le lien dans cette addition de vies sous le béton, une véritable école de la vie pour un garçon de son âge qui fait les 400 coups. La force et l’inventivité de ce premier roman résident dans la mise en contexte de ces misérables des temps modernes, dépeints avec une gouaille réjouissante nous transportant entre rires et larmes. A découvrir !

o n  l a  l u image du profil

« Ma tête ne s'arrête jamais. Je dors plus, je cours (...) je descends la rue
Léon comme un ninja (...). Je suis la ligne du métro aérien. Je cours, tête en
l'air en regardant la lune et espérant la rejoindre vite (...). Je cours pour
essayer de rejoindre ma tête. Ça me répare un peu » : ainsi s’exprime Abad, le
narrateur. Cet adolescent héros tragi-comique, c'est un Antoine Doinel des
«Quatre cents coups» version putes tabassées, frères musulmans, crack et
violences urbaines quotidiennes. Version contemporaine donc et, à quelques
pâtés d’immeubles crades et de rues puantes de la place Clichy chère à
François Truffaut. Bienvenue à la Goutte d'Or, quartier parisien à nul autre
pareil. L’auteure, comme son « père culturel » de cinéma, montre cette même
tendresse inouïe pour les territoires de l'enfance. Même croches, primo-
délinquants de pacotille et menteurs, leurs mômes sont de ceux qui bousculent
les mentalités et ravagent les cœurs.

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