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Fiche livre
Le Ghetto intérieur
18,00 €
Le Ghetto intérieur
P.o.l.
Résumé
Buenos-Aires, 1940.
Des amis juifs, exilés, se retrouvent au café. Une question : que se passe-t-il dans cette Europe qu'ils ont fuie quelques années plus tôt en bateau ? Difficile d'interpréter les rares nouvelles. Vicente Rosenberg est l'un d'entre eux, il a épousé Rosita en Argentine. Ils ont deux enfants. Mais Vicente pense surtout à sa mère qui est restée en Pologne, à Varsovie. Que devient- elle ? Elle lui écrit une petite dizaine de lettres auxquelles il ne répond pas toujours. Dans l'une d'elle, il peut lire : « Tu as peut-être entendu parler du grand mur que les Allemands ont construit. Heureusement la rue Sienna est restée à l'intérieur, ce qui est une chance, car sinon on aurait été obligés de déménager. » Ce sera le ghetto de Varsovie. Elle mourra déportée dans le camp de Treblinka II - « ce camp où en un an, les nazis avaient réussi à éliminer près d'un million de personnes. » C'était l'arrière-grand-mère de l'auteur.
Santiago Amigorena écrit le roman du silence, celui de sa famille partie en Argentine pour fuir le nazisme. Il raconte surtout le « ghetto intérieur » de l'exil. La vie mélancolique d'un homme qui crée une famille, s'invente une vie à l'étranger, tout en devinant puis comprenant la destruction de sa famille en cours, et de millions de personnes. Vicente et Rosita étaient les grands-parents de l'auteur qui écrit aujourd'hui : « Il y a vingt-cinq ans, j'ai commencé un livre pour combattre le silence qui m'étouffe depuis que je suis né ». Ce roman est l'histoire de l'origine de ce silence.
Caractéristiques du livre
  • Date de parution :
  • Editeur : P.o.l. (22/08/2019)
  • Collection : Fiction
  • Nombre de pages : 192
  • ISBN: 978-2-8180-4781-1
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Avis des lecteurs
Olivier C. image du profil
(Fontaine Sèvres)

Vivre l'enfer, ce n'est pas souffrir soi-même, c'est voir souffrir ceux que l'on aime le plus sans pouvoir ne rien faire pour les aider. Santiago Amigorena raconte ce type d'enfer dans ce roman, celui qu'a vécu son grand-père.
Durant l'entre-deux -guerres , Buenos Aires était un ville florissante , élégante et accueillante pour un jeune dandy , réfugié juif polonais, Vincente Rosenberg. Une femme, deux filles, un petit garçon, des amis exilés comme lui vont s'ajouter à son bonheur modeste.Une ombre va pourtant tourmenter cette quiétude; Vincente est venu seul en Argentine, laissant à Varsovie son frère, sa soeur, sa mère. Et en 1940 la capitale polonaise va sombrer dans la guerre et la tourmente nazie. La honte, la culpabilité d'avoir la-bas abandonné ses proches vont alors hanter Vincente dans sa chair. Au fil des nouvelles alarmantes venues d'Europe, la rumination va laisser place au chagrin, à la rage sourde, aux idées morbides, à une souffrance intérieure violente et impénétrable. Un lent détachement au monde par le mutisme sera le seul remède. Avec pudeur, émotion, retenue ce magnifique roman met les mots sur ce silence.

Nathalie M. image du profil
(Librairie Page 36)

Écrire, est-ce que ça permet de faire jaillir du silence ?
Ce roman parle d'un homme qui peu à peu, perd le sens de dire. Un silence aussi lourd que pèse le fait de vivre puisque c'est vivre de culpabilité.
Vicente a fui la Pologne après la première guerre mondiale et est arrivé en Argentine.
Il ne se sent d'aucun pays comme il pourrait être de tous, une fois accueilli.
Mais le conflit de la seconde guerre mondiale le renvoie à sa judéité, qui n'était pas élément d'identité jusque là. Questionnement profond, existentiel qui ne trouve pas de réponse, qui ne peut que rester questionnement.
Il a quitté sa mère, son frère et sa sœur pour construire une vie ailleurs, sans jamais chercher à les convaincre vraiment de le rejoindre, sans jamais mettre en place les conditions à ce qu'ils le rejoignent.
De là, née sa culpabilité qui s'insinue peu à peu dans tout son être, faisant grandir le silence.
Le silence est de ne savoir que dire face à ce qui se passe. Puis, le silence s'installe de savoir que les mots ne changent rien à sa responsabilité, qui se transforme en culpabilité. Finalement, il demeure de ne plus pouvoir dire, Vicente comme noyé à l'intérieur.
Un silence désespéré.
Un silence comme un vide que plus rien ne peut remplir, combler.
Des mots justes, nets s'écrivent et disent l'inutilité du silence, sa dangerosité même.
C'est un ouvrage qui enjoint à dire encore et encore.

o n  l a  l u image du profil

**" Le Ghetto intérieur " de Santiago H. Amigorena**
**est le coup de coeur de la librairie Le Failler à Rennes**
[ **dans le q u o i  l i r e ? #89**](https://www.onlalu.com/2019/11/26/quoi-
lire-89-selection-libraires-50636?overlay=LeFailler)

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

Alex-Mot-à-Mots image du profil

C’est le premier roman que je lis de cet auteur argentin qui écrit en français. Mais sans le savoir, je le connaissais déjà car il a participé à l’écriture de nombreux films, notamment ceux de Cédric Klapisch.
Revenons-en à ce roman, dont l’univers est bien loin des films de Klapisch.

L’auteur raconte une partie de la vie de son grand-père maternel fraîchement arrivé de Pologne en Argentine en 1928. Sa sœur, son frère et sa mère ne l’ont pas suivi. Au fil des lettres de sa mère, Vicente assiste à la construction du ghetto de Varsovie, les conditions de vie difficiles, puis à la destruction de celui-ci.

De sa mère, il recevra une dernière lettre dont il ne parlera à personne, s’enfermant dans le silence. J’ai eu un peu de mal, au début, avec le rythme du texte, sans cesse entrecoupé de virgule qui venait rompre les phrases. Puis je me suis habitué à sa petite musique, et j’ai parcouru la descente aux enfers de cet homme avec passion.

Vicente et ses amis juifs s’interrogent beaucoup sur ce que c’est d’être Juif. Et comme ils le disent si bien : mettez 2 juifs dans une pièce pour débattre et vous aurez 3 avis.

Même si il a quitté sa mère des années auparavant, Vicente souffre de ne pouvoir rien faire pour l’aider. Une séparation difficile, d’autant plus qu’il n’était pas certain de vouloir qu’elle l’accompagne dans son exil.

Vicente découvre à travers la presse le sort réservé aux juifs d’Europe, et se sent impuissant. Un roman intéressant pour les questions qu’il pose.

L’image que je retiendrai :
Celle de Vicente espérant que sa mère ai pu emmener dans son dernier voyage son châle rose.
https://alexmotamots.fr/le-ghetto-interieur-santiago-h-amigorena/

Muriel G. image du profil
(Librairie L’Intranquille Plazza)

Ce texte est une pépite ! Le ghetto intérieur, c'est surtout la culpabilité qui va pousser Vicente au silence. Parce que l'horreur nazie n'a pas de mots. Parce que parfois on a l'impression que si on ne dit pas les choses, elles n'existent pas. C'est un roman délicat et émouvant sur la famille, l'exil et l'identité. Une lecture émouvante, indispensable.

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