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sandrine57

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Le syndrome du pire
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 8,10 €
Christoffer Carlsson

Leo Junker a beau avoir été écarté momentanément de la police, il n'en reste pas moins flic. Aussi, quand une junkie se fait abattre dans un foyer pour femmes juste au pied de son immeuble, il ne peut s'empêcher d'aller faire un tour sur la scène du crime. Il faut dire que l'homme a du temps à tuer. Mis à pied depuis une enquête des affaires internes qui a très mal tournée, lâché par sa hiérarchie, il traîne son malaise dans les bas-fonds de Stockholm, maintenu en vie par les cachets et l'absinthe qu'il avale à haute dose. Alors, quand il reconnaît un bijou dans la main de la victime, le choc est rude et le renvoie à son passé quand, adolescent désabusé et solitaire d'une banlieue difficile de Stockholm, il faisait la connaissance de son meilleur ami, l'énigmatique Grim et de sa soeur, la belle Julia.

Rencontre avec une autre facette de Stockholm, bien loin du modèle suédois souvent vanté. Christoffer Carlsson nous en montre les failles, les laissés-pour-compte, le monde de la nuit, la drogue, les trafics en tout genre.
Rencontre avec la banlieue et la ville de Salem. Rien de particulier : des immeubles, des familles dysfonctionnelles, des parents démissionnaires, ou d'autres qui essaient de faire de leur mieux. Des adolescents qui en molestent d'autres, pour se prouver qu'ils existent, qu'ils sont les plus forts, pour faire fuir l'ennui d'une vie sans perspective. Des jeunes qui prennent le chemin de la délinquance pour se faire de l'argent de poche plus facilement qu'en se cherchant un job d'été. Un quotidien entre noir et gris que traversent pourtant les éclats de l'amitié et de l'amour.
Rencontre avec un flic, Leo Junker des affaires internes, borderline, loup solitaire, dopé aux médocs et à l'alcool. En attente d'une réintégration dans la police après une opération ratée qui s'est soldée par la mort d'un collègue. Coupable d'avoir causé cette mort, coupable d'avoir été manipulé par ses supérieurs, coupable tout trouvé mais qui ne veut pas se taire, qui fouille, qui creuse, qui garde toute sa lucidité malgré l'absinthe. Coupable depuis toujours.
Un excellent livre, plus roman noir que polar. Entre passé et présent, Leo Junker s'avère un personnage faillible, torturé, passionnant à suivre, et dans les rues de la capitale suédoise, et dans les méandres de ses souvenirs. Sombre et efficace.

Le dernier des Weynfeldt
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 7,60 €
Martin Suter

Rien ne semble pouvoir ébranler la vie bien rangée d'Adrian Weynfeldt, le dernier héritier d'une riche famille suisse. Cet expert en art, quinquagénaire et vieux garçon, aime la routine, les habitudes, le calme d'une existence sans aspérités. Pourtant, son paisible quotidien est soudain bouleversé par deux évènements a priori sans rapport. D'abord, il croise la route de Lorena, une rousse incendiaire qui n'est pas sans lui rappeler Daphné, son amour de jeunesse. Ensuite, un vieil ami lui demande de mettre en vente "La salamandre" de Félix Valloton, dernier vestige d'une importante collection qu'il a perdue au fil des ans et de ses placements financiers hasardeux. Or, Lorena est une croqueuse de diamants et le tableau est un faux...

Coup de cœur pour ce roman, son auteur et son héros !
De prime abord, Adrian Weynfeldt n'est pas un personnage très glamour, avec ses habitudes bien ancrées, ses costumes sur mesure et sa bonne éducation. Mais il est d'une gentillesse rare avec ses amis moins fortunés qu'il aide financièrement avec beaucoup de discrétion et il sait même se montrer chevaleresque lorsqu'il s'agit de sauver une jeune femme en détresse. Car derrière cet homme timoré, poli et bien élevé qui semble se laisser mener par le bout du nez par une aventurière se cache un fin stratège, malin, déterminé et un brin cynique. Comme souvent dans les intrigues qui mêlent femmes fatales et escroqueries, le nerf de la guerre est l'argent et Adrian n'en manque pas. Il peut se permettre de se laisser dépouiller sans sourciller. En revanche, si l'on touche à sa réputation professionnelle, il se rebelle. Pas question pour lui de mettre en vente un faux tableau, même pour faire plaisir à un vieil ami. Saura-t-il se défaire des intrigants qui l'entourent ? Pourra-t-il préserver sa probité d'expert ? En tout cas, il va devoir changer ses habitudes et sortir de sa zone de confort.
Le rythme est loin d'être trépidant, l'ambiance est feutrée, les coups, même bas, sont mouchetés par la discrétion et la bienséance. Mais c'est un vrai plaisir de lecture, une immersion dans le monde des grosses fortunes suisses. Un roman au charme indéniable.

Le syndrome du pire
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 8,10 €
Christoffer Carlsson

Leo Junker a beau avoir été écarté momentanément de la police, il n'en reste pas moins flic. Aussi, quand une junkie se fait abattre dans un foyer pour femmes juste au pied de son immeuble, il ne peut s'empêcher d'aller faire un tour sur la scène de crime. Il faut dire que l'homme a du temps à tuer. Mis à pied depuis une enquête des affaires internes qui a très mal tournée, lâché par sa hiérarchie, il traîne son malaise dans les bas-fonds de Stockholm, maintenu en vie par les cachets et l'absinthe qu'il avale à haute dose. Alors, quand il reconnaît un bijou dans la main de la victime, le choc est rude et le renvoie à son passé quand, adolescent désabusé et solitaire d'une banlieue difficile de Stockholm, il faisait la connaissance de son meilleur ami, l'énigmatique Grim et de sa sœur, la belle Julia.

Rencontre avec une autre facette de Stockholm, bien loin du modèle suédois souvent vanté. Christoffer Carlsson nous en montre les failles, les laissés-pour-compte, le monde de la nuit, la drogue, les trafics en tout genre.
Rencontre avec la banlieue et la ville de Salem. Rien de particulier : des immeubles, des familles dysfonctionnelles, des parents démissionnaires, ou d'autres qui essaient de faire de leur mieux. Des adolescents qui en molestent d'autres, pour se prouver qu'ils existent, qu'ils sont les plus forts, pour faire fuir l'ennui d'une vie sans perspective. Des jeunes qui prennent le chemin de la délinquance pour se faire de l'argent de poche plus facilement qu'en se cherchant un job d'été. Un quotidien entre noir et gris que traversent pourtant les éclats de l'amitié et de l'amour.
Rencontre avec un flic, Leo Junker des affaires internes, borderline, loup solitaire, dopé aux médocs et à l'alcool. En attente d'une réintégration dans la police après une opération ratée qui s'est soldée par la mort d'un collègue. Coupable d'avoir causé cette mort, coupable d'avoir été manipulé par ses supérieurs, coupable tout trouvé mais qui ne veut pas se taire, qui fouille, qui creuse, qui garde toute sa lucidité malgré l'absinthe. Coupable depuis toujours.
Un excellent livre, plus roman noir que polar. Entre passé et présent, Leo Junker s'avère un personnage faillible, torturé, passionnant à suivre, et dans les rues de la capitale suédoise, et dans les méandres de ses souvenirs. Sombre et efficace.

Le joueur d'échecs
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 5,00 €
Stefan Zweig

La présence du champion du monde d'échecs sur le paquebot qui les emporte vers Buenos-Aires titille l'intérêt de certains passagers. Pourtant, Mirko Czentovic est loin d'avoir une personnalité attachante. L'homme est arrogant, rustre et stupide. S'il consent à participer aux parties organisées à bord, c'est à condition d'être payé et sans s'investir vraiment dans un jeu qu'il survole de sa supériorité. Mais quand Monsieur B. entre dans la partie, le vent tourne. Czentovic est battu par l'aristocrate autrichien discret et modeste. Touché dans sa fierté de champion, il engage une lutte à mort contre celui qui oppose à sa force brutale, un jeu subtil, raffiné et réfléchi. Et c'est à son corps défendant que Monsieur B. riposte, frénétique, calcule plusieurs coups d'avance, se tient au bord du précipice d'une folie dans laquelle il est déjà tombé par le passé.

En peu de pages, Stefan Zweig réussit le tour de force de nous brosser le portrait de deux personnages que tout oppose. Czentovic, d'origine modeste, peu éduqué, doué pour les échecs par un de ces curieux hasards de la vie, sauvé de la pauvreté grâce à son don. Monsieur B., aristocrate, cultivé, lui aussi sauvé par les échecs, sa seule consolation lorsqu'il est arrêté par la Gestapo, enfermé seul dans une chambre d'hôtel avec pour seule compagnie un livre de stratégie qu'il a réussi à dérober. Mais les échecs ont failli causer sa perte. À force de ne jouer que des parties théoriques contre lui-même, il a sombré dans une forme de schizophrénie, une folie furieuse restée tapie au fond de lui.
Assimilant le rude et orgueilleux champion au régime nazi, Zweig l'oppose à un homme qui tente coûte que coûte de conserver sa dignité et son humanité.
Un classique à lire mais pas un coup de cœur.

Guide Un Grand Week-end à Naples, Pompéi, Capri, côte amalfitaine
En stock, expédié aujourd'hui 8,95 €
Collectif

''Naples ?! Mais tu es folle ! Naples c'est sale, moche, dégradé. Et puis tu vas te faire voler ! Ne prends pas ton appareil-photo, ni ton portable, et fais gaffe à ton fric. Évite le sac sur le dos et sur l'épaule aussi d'ailleurs parce qu'ils passent en scooter et ils te l'arrachent. Tu peux encore annuler ?''.
Hé bien non, je ne peux pas annuler. Billets non remboursables et appartement réservé, il ne me reste plus qu'à m'envoler pour Naples malgré les oiseaux de mauvais augure...
Et dès mes premiers pas dans la capitale de la Campanie, je sais que je vais aimer d'amour cette ville bruyante, bouillonnante, tellement vivante. Un musée en plein air loin d'être figé dans le passé où le street art côtoie les monuments historiques, où les ruelles enchevêtrées des quartiers espagnols débouchent sur la très chic Via Toledo, où la ferveur religieuse s'accommode des croyances populaires. Une ville chaleureuse et authentique !
À Naples, on fait la queue devant une pizzeria récemment dynamitée parce que le patron s'oppose à la mafia. On parcourt la via San Gregorio Armeno au milieu des crèches et des boules et c'est Noël en plein mois de juillet. On déguste une sfogliatella ou un baba dans une des nombreuses pâtisseries de la via dei tribunali. On prend de la hauteur au Castel Sant'Elmo pour profiter d'une vue imprenable sur la baie et le Vésuve. On descend la via Toledo jusquà la Piazza del Plebiscito pour prendre un incomparable café noisette au comptoir du célèbre caffè Gambrinus, juste avant d'aller se perdre dans les somptueuses salles du Palazzo Real. On se gave des pizzas les meilleures du monde, attablé dans l'une des célèbres pizzerias de la ville ou on prend, au coin d'une rue, une fritta, réminiscence de la pauvreté d'après-guerre. On en ressort repu mais sans pouvoir s'empêcher de trouver encore une petite place pour une glace crémeuse, délicieuse, addictive. On s'approche, curieux et émerveillé, du Christ voilé de la capella San Severo. On suit les traces de Lila et Lena, les amies prodigieuses d'Elena Ferrante, de la très chic via Chiai à la piazza dei martiri, du Corso Emanuele à la librairie Dante & Descartes. Et puis, las du chaos de Naples, on saute dans un train pour se rendre à Pompéi et découvrir les vestiges de la cité antique et on finit la journée au sommet du volcan après escalade rude mais récompensée par la beauté des lieux. On peut aussi prendre un ferry et aller déambuler vers Procida la multicolore que l'on aura préférée à la trop touristique Capri.
J'oublie tant de choses, comme la gentillesse des napolitains, le goût d'une tartelette aux fraises des bois, l'ivresse d'un Limoncello, le vacarme infernal des scooters, l'ossuaire du cimetière des Fontanelles, le cloître Santa Chiara, etc, etc. Tant de choses qui font qu'on adore Naples, son bruit, sa fureur, ses saveurs.
Quant au guide, qu'en dire ? Des informations erronées, des recommandations pour des pièges à touristes... Heureusement il y a le plan de la ville et les attractions touristiques classées par quartiers qui sauvent la mise.