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Avis de lecteur

Françoise

Françoise
EbookCinq femmes chinoises
Indisponible sur notre site
Chantal Pelletier

Malgré le titre, il ne s’agit pas de nouvelles mais d’un roman qui met en scène cinq femmes chinoises . Elles sont amies, de la même famille ou encore vont être amenées à se rencontrer par le biais du travail. Toutes ont fait des sacrifices. Femmes battantes et courageuses qui ont souvent serré des dents face aux mauvais coups d’un père ou d’un mari, du destin. Elles ont laissé derrière elles une enfance difficile souvent synonyme de pauvreté et quelquefois un enfant.

Ce roman choral est écrit au couteau. Avec une écriture concise quelquefois même un peu sèche, Chantal Pelletier va droit au but et les phrases claquent.
Ces femmes veulent s'affranchir de leur passé, gagner plus, être libres d’aimer une autre femme, être considérées pour ce qu’elles ont bâti ou accompli. À travers ces histoires imbriquées sur des période différentes, elle nous dépeint également sans concession ce pays en pleine mutation avec ses changements politiques, économiques et sociaux.

Des ascensions vertigineuses loin d'êtres simples ou simplistes, totalement prenantes. Le réalisme qui s'en dégage est frappant.
Un livre lu d'une traite que j’ai beaucoup, beaucoup aimé. C’est une très belle découverte.

Présumée disparue
En stock, expédié aujourd'hui 20,00 €
Susie Steiner

À presque quarante ans, Manon Bradshaw, officier de police dans le nord de Londres, est accro à son boulot. Mais pas que. Elle cherche aussi l’âme sœur sur Internet et enchaîne des rencontres décevantes. Quand la disparition d’Edith Hind, une étudiante de Cambridge, est signalée, elle est mise sur l’affaire.

L’enquête s’annonce compliquée avec comme seuls indices du verre brisé et des traces de sang dans son appartement. Ni son petit ami ni ses parents ne savent rien. Manon et son collègue Davy découvrent que la jeune fille, bien qu'issue d'un milieu aisé (le père est médecin de la famille royale et fréquente des politiques), a une vie moins lisse qu’il n’y paraît.

Dans ce polar polyphonique rondement mené avec des pointes d’humour, l’auteure s’attache à décrire les personnalités. Elle gratte le vernis des apparences et pointe également les faiblesses d'un système policier en manque de moyens. Mention spéciale pour le personnage de Manon un peu gaffeuse, qui sait faire preuve d'auto-dérision et tendrement attachante avec ses failles.
Pas de rebondissements à foison mais j’ai été ferrée par ce qui gravite autour de l'enquête et tout s'enchaîne sans temps mort. Mission accomplie pour ce thriller.

"Si elle était sincère, son profil afficherait plutôt : Misanthrope, avec un œil rivé au fond du gouffre du célibat. Tendance exaspérante à chercher la faute chez autrui. Exhale des RDD (Relents De Désespoir). Vit dans une galaxie infinie de solitude. Études : niveau intimidant. Prête à la cacher toutefois. Sujette aux crises de larmes. Souvent, se retrouve à googler : « Faire un enfant à 40 ans ». Recherche : philanthrope amateur de lecture, avec formation en psychothérapie, qui sache monter des étagères."

Maîtres et esclaves
En stock, expédié aujourd'hui 22,00 €
Paul Greveillac

Dans la campagne du Sichuan en Chine, Kewei voit le jour 1950. Enfant unique d’un couple de paysans, il est attiré très jeune par le dessin comme son père. Mais pour sa mère dans cette Chine rurale, il n’est pas question que son fils s’adonne à sa passion. Et pourtant, Kewei va intégrer les Beaux-Arts à Pékin car son talent a été remarqué par un garde rouge.

À travers ce roman, on suit le destin de Kewei, de sa famille mais surtout on est immergé dans la Chine sous Mao Zedong. D’abord peintre pour le régime, il devient lui-même un de ceux qui valide ou censure les œuvres d'arts au service de la propagande du parti. Au gré des luttes intestines du pouvoir, sa côte de popularité fluctue et pour s'assurer un avenir, il rejoint le parti. Kewei veut inculquer à son fils les valeurs et les principes dictés qu'il a lui-même embrassés par force. Un fils qui s'élèvera contre le Parti communiste chinois et contre son père.

Les idéologies, le régime totalitaire, la peur, les dénonciations, l’asservissement, tout est détaillé et raconté avec force et puissance tout comme les conséquences de la Révolution culturelle.

Il s'agit d'un roman dense et touffu mais passionnant ! Alors oui il y a quelques petites longueurs (liées aux événement politiques) et une histoire d’amour naissante dont je me serais bien passée mais j'ai vraiment aimé ce livre foisonnant. Paul Greveillac rend à merveille la vie de cet homme soumis à l’Histoire de son pays et il nous interpelle sur l’utilisation détournée de l’Art à des fins politiques.
L'auteur sait jouer de touches poétiques comme de formulations plus cinglantes pour nous captiver et c’est réussi.

" Li Fang, plus timide que jamais, était heureuse. Si l'on définit le bonheur comme un état de satisfaction matérielle et de gratification sociale. Si, le bonheur, c'est d'être un petit chien qu'on caresse, qu'on gâte, et qui sait rester à sa place."

"Sur Tian'anmen, de jour comme de nuit, le carnaval battait son plein. Partout, on avait dressé des tentes. La grande place était devenue la cour des miracles de la révolution. La centrifugeuse de la contestation du monde. Le cœur de la passion politique."

Confessions d'une cleptomane
En stock, expédié aujourd'hui 17,50 €
Florence Noiville

Dans la vie, Valentine de Lestrange a tout sur le plan matériel sans compter un mari aimant et influent. Et pourtant, elle ne peut pas s’empêcher de voler. Des petites babioles ou des objets de luxe pour le shoot d'adrénaline et le plaisir procuré. Rien n’échappe ou presque à sa main chevronnée.

Valentine est cleptomane comme sa mère et sa grand-mère, elle cède à ses compulsions sans aucun remord. Travaillant dans le domaine des arts à mi-temps et menant une vie bourgeoise, sa seule appréhension est que son mari découvre un jour la vérité.
Malgré le ton alerte, j'ai trouvé ce roman assez inintéressant car je suis restée indifférente à Valentine (ou plutôt elle m’a souvent agacée par ses réactions égocentriques). Et l'histoire dans tout ça me direz-vous ? Bon, on tourne un peu en rond (tout est très prévisible et manque, à mon goût, de densité) et les explications d’ordre scientifique/médical sur cette addiction arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe...
Au final, une lecture qui n’était pas pour moi.

"Ce qu'elle ressentait, c'était un plaisir épatant. L'excitation du danger, la jouissance du passage à l'acte. Le flash d'adrénaline, comme un éclair d'orage dans un ciel plombé."

Une enquête de l'inspecteur-chef Armand Gamache / Enterrez vos morts / Babel noir
En stock, expédié aujourd'hui 9,90 €
Penny, Louise

Après une opération policière qui a mal tourné, l’inspecteur-Chef Armand Gamache se repose chez son ancien chef et ami à Québec. Mais un archéologue amateur obnubilé par Champlain (le fondateur de la ville dont la sépulture reste introuvable) est retrouvé mort dans la cave de la bibliothèque anglophone de la ville. Et quand on demande à Gamache de donner un petit coup de main sur cette affaire il ne refuse pas.

Gamache pense avoir fait une erreur lors sa précédente enquête et peut-être qu’un innocent se trouve en prison. Aussi, il dépêche son adjoint Beauvoir à Three Pines pour une investigation officieuse. Et, nous voilà plongés dans l’histoire de la ville de Québec avec les rivalités entre les communautés francophone et anglophone mais également dans les tourments de Gamache. Ébranlé psychologiquement, des doutes et des questions le hantent.

Avec des histoires imbriquées et un contexte historique très intéressant (j'ai appris un tas de choses), Louise Penny sonde l’âme et les relations humaines. C’est fluide et ça se lit tout seul !

Nul doute que ceux qui ont lu le tome précédent "Révélation brutale" seront ravis de cette suite (pas de chance pour moi, il n'était pas disponible à la médiathèque). Il est certain que je vais continuer à lire les enquêtes de cet inspecteur sympathique, terriblement humain et attachant.