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Fiche livre
Les Vacances
18,90 €
Les Vacances
P.o.l.
Résumé
Un été à Roquebrune-Cap-Martin, deux jeunes gens, Louison et Tessa, entrent clandestinement dans la villa E.1027, la villa blanche conçue par l’architecte et designer irlandaise Eileen Gray. Gréco, une femme âgée, décoratrice, veille avec un soin amoureux sur cet endroit. Un jour, elle y surprend les deux jeunes squatteurs, danseurs au style néo-hippie. Gréco est aussi sobre et pudique qu’eux sont sensuels, dénudés et volcaniques. Ils s’opposent, s’apprivoisent. Ce roman est l’histoire de leur rencontre. Les baignades et goûters de fruits sont assez vite perturbés par une série d’incidents provoqués par Louison, le plus inquiétant et imprévisible des trois protagonistes, dont on découvre le goût pour le travestissement et les mises en scènes macabres. Gréco est une femme hantée. Un lointain passé lui revient en rêve chaque nuit, comme une vie antérieure. On découvre qu’elle est née au sein de la communauté de Monte Verità à Ascona, sur les bords du Lac Majeur. Vaste nébuleuse qui, au début du XXe siècle, pendant près de 20 ans, réunit des végétariens, des anarchistes, des théosophes. Lieu fondateur dans l’histoire des arts et des formes, fréquenté par des personnalités comme Hermann Hesse, Kandinsky, Hugo Ball, Hans Arp, Carl Gustav Jung. Et où naquit, avec Isadora Duncan, Rudolf Laban et Mary Wigman, la danse moderne. Au contact de ces jeunes gens, Gréco change, quelque chose en elle se libère. Peu à peu elle se dénude. Grâce enfin à la redécouverte d’archives et à une mystérieuse « femme-dans-la-fenêtre », tous trois assistent un soir, médusés, à la résurrection de ce passé que Gréco voyait très flou en rêve.
C’est une sorte de Harold et Maude à trois. La naissance d’un amour, dans un paysage qui est lui-même une initiation.
Ce roman est aussi un hommage à la villa E. 1027, personnage à part entière du récit. Il célèbre à sa façon ce lieu un peu miraculeux, inclassable et souvent méconnu dans l’histoire de l’architecture. Avec en toile de fond, les relations pour le moins étranges qu’entretinrent Eileen Gray et Le Corbusier. Le roman fait ainsi coïncider des lieux et des époques, des utopies et formes de vie a priori distants, dans une atmosphère de demi-songe. Au fil des pages, quelque chose semble abolir le temps et les distances. Peut-être parce que les êtres ont un lien privilégié avec les éléments et que tout a lieu sur le fond mouvant d’une nature omniprésente. Cela en l’espace de deux semaines seulement, dans un climat à la fois d’extrême douceur et de tension. Tout un monde lointain prolonge la quête et l’esthétique à l’oeuvre dans les précédents romans de Célia Houdart. Il poursuit à sa façon l’exploration du cycle des merveilles du monde. Entre réalisme et fantastique discret, dans un univers où l’infime communique avec l’immensité des paysages. Dans une prose poétique fluide, sensible, élégante, qui n’a peur ni des ellipses ni d’un certain lyrisme. Mais avec ici quelque chose de plus fort et plus offert. Plus charnel. Un livre au charme trouble qui d’abord intrigue puis enchante durablement.
Caractéristiques du livre
  • Date de parution :
  • Editeur : P.o.l. (08/2017)
  • Collection : Fiction
  • Nombre de pages : 368
  • ISBN: 978-2-8180-4266-3
Julie Wolkenstein (Auteur) a également contribué aux livres…
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Avis des lecteurs
Valérie image du profil

J'ai découvert Julie Wolkenstein lorsque j'étais membre du jury du prix Elle pour la deuxième fois et ce fut un coup de foudre. Seulement, Adèle et moi n'a pas passé les pré-sélections cette année-là, c'est dire si je suis représentative du prix. Et comme Les vacances est dans la pré-sélection de février cette fois, je croise les doigts pour que mon coup de cœur ne signifie pas qu'il sera recalé . Depuis, j'avais relu des romans écrits avant Adèle mais je n'y retrouvais pas ce que j'avais tant aimé, l'ambiance de bord de mer normand, l'écriture, l'humour aussi. Les vacances faisait bien sûr partie de mes toutes premières envies de rentrée et je n'ai pas été déçue. J'aime tout dans ce roman, le lien entre cette femme au bord de la retraite et ce jeune homme, tous deux un peu perdus dans leurs amours, l'humour de l'auteure qui joue sur les décalages entre notre quotidien et comment cela peut être perçu par un novice (la scène du Starbucks est représentative), les références aux romans de la Comtesse de Ségur qui font partie de mes premiers souvenirs de lecture (je ne faisais pas dans la modernité). Je me suis rendue compte que mon goût pour ces romans va pourtant à l'encontre de mon aversion pour la lecture de pièces de théâtre ( ô toi qui viens de m'offrir une pièce de théâtre en livre, retiens ton soupir, tu vois qu'il y a peut-être un espoir que je finisse par aimer le genre), puisqu'en effet, comme le fait remarquer Sophie, le choix narratif de la Comtesse s'approche du théâtre. Il faut aussi avouer que ce roman a sans doute été écrit pour moi parce qu'en plus de la Comtesse de Ségur, j'y ai reconnu des lieux que je connais très bien, la gare Saint Lazare et son piano (même si moi, je serais bien incapable de reconnaître le générique de Games of Throne) et quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver au Neubourg, petite bourgade qui se trouve à dix kilomètres de chez moi et que je connais par cœur. Si moi j'ai adoré ce roman, j'en connais un autre qui doit être ravi d'être à l'honneur, le chanteur Alex Beaupain. Un roman rythmé par les chansons de Nostalgie, il y avait plus de quoi séduire la fille que moi à la base (oui, je sais, ma fille est un OVNI à sa manière) mais séduite, je fus.

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