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Avis de libraire

Olivier C.

Fontaine Sèvres

Olivier C.
Babylone
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 20,00 €
Yasmina Reza

Vraiment j'ai adoré ce roman.
" Babylone " de Yasmina Reza relate une petite fête entre voisins et amis, une soirée en banlieue entre gens ordinaires, simples et plutôt charmants. Des gens biens, tellement biens qu'on retrouve le soir même de la sauterie, le cadavre de l'une d'entre-eux à l'étage du dessus.
Lydie la soixantaine heureuse, chanteuse aux cheveux orange, toujours un peu allumée, mais ce soir là beaucoup étranglée, à la folie même.
J' ai adoré la limpidité du style, la légèreté du ton, le charme des personnages, l'humanité et l'ironie de la narratrice. Une narratrice rieuse, lucide et juste, compréhensive pour les défauts de chacun, leur lâcheté, leur maladresse, leur égoïsme masqué par la solitude.
J'ai adoré l'amoralité de ce roman, la gravité sans le cynisme, l'émotion sans les bons sentiments.

L'été arctique
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 22,50 €
Damon Galgut

Ce roman possède le charme sépia de l'Angleterre d'autrefois . Le héros est Edward Morgan Forster, écrivain à succès, rentier riche et cultivé, ami de Léonard et Virginia Woolf, Anglais jusqu'au bout de ses lèvres minces. Célibataire, à 33 ans la tasse de thé reste son principal excitant, il vit avec sa mère véritable chaperon, insupportable de conformisme, de préjugés tant sociaux que moraux. Homosexuel et frustré, Forster attrape le " mal d'Orient " et cherche dans les voyages aux Indes puis en Egypte " le grand événement " qui exaltera sa vie intime. Aux colonies, ses désirs amoureux l'affranchissent des règles envers les populations indigènes alors marquées par l'incompréhension, la suspicion ou le mépris. Là-bas son oeil est le témoin des prémices du " relâchement de l'Empire britannique ".
Et le lecteur comprend avec Forster que la "Révélation " tant attendue sera dans l'écriture.
Par cette biographie romancée, Damon Galgut révèle que pour tout écrivain, chaque événement, chaque instant de sa vie a le pouvoir magique d'aboutir à un grand livre. Pour Forster : écrire " La Route des Indes ".

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
En stock, expédié aujourd'hui 22,50 €
Jean d' Ormesson

Avant tout bien élevé, privilégié, séduisant, dilettante très occupé, la modestie ironiquement appuyée ; mais aussi bienveillant, pudique, curieux de tout et attentif aux autres... Voilà, sous la fiction d'un procès, l'autoportrait, qu' au soir de sa " belle vie " Jean d' Ormesson compose dans ce dernier ouvrage.
Au fil des anecdotes, des souvenirs et des réflexions l'auteur évoque également un monde qui s'évanouit. Un monde peuplé de paquebots transatlantiques, d'ambassades, de journaux et de châteaux, de diners en ville, d'Académie Française, de littérature, de conversations, de rencontres et de religion.
Pétillante et élégante, sa vie ressemble à du champagne.
Le lecteur parfois a besoin d'alcools plus forts, de vins plus profonds, de cocktails plus explosifs, mais on ne refuse jamais une coupe de champagne...

Victor Hugo vient de mourir
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 18,00 €
Perrignon, Judith

Aujourd'hui ces événements sont bien oubliés, mais longtemps les parisiens ont gardé le souvenir de cette semaine de folie et de grandeur, de ces funérailles sans pareilles.
22 Mai 1885 : le poète national, le père de la République, le héros des Misérables, se meurt , chez lui, en son avenue, à Paris.
Le roman historique de Judith Perrignon exalte ces journées enfiévrées, minutant le récit d'une agonie attendue et si redoutée.
Avec elle, on partage le deuil de Georges et Jeanne - derniers survivants de son sang - pleurant la mort de leur grand-père illustre. On suit la torpeur de l'entourage du grand homme comme l'agitation de ses amis, de ses ennemis, des artistes, des socialistes, des patriotes...
On voit un gouvernement cherchant à surpasser les gloires impériales pour faire de ces funérailles l'acmé de la solennité républicaine. On s'interroge avec les autorités tétanisées devant un éventuel sursaut du Paris révolutionnaire. A cause de cela, le jour et l' itinéraire de la cérémonie sont choisis pour éloigner les classes dangereuses.
Peine perdue. Le Peuple est dans la rue; vaste marée humaine forte, fière et digne.
Chacun se sentait concerné.
Victor Hugo, hélas, est mort.

L’intérêt de l’enfant
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 18,00 €
Ian McEwan

Justice nulle part ? Non , puisqu'on la trouve au coeur même du dernier roman de Ian Mc Ewan. De fait , l'héroïne de ce livre est une magistrate affectée aux affaires familiales dont le métier est un véritable sacerdoce, le moteur quasi exclusif de sa vie sociale.
Parangon d'intégrité , de maîtrise de soi , la juge Fiona Maye est néanmoins souvent attachée à de routinières affaires de divorce, pour certaines urticantes de mesquinerie et de petitesse.
Mais parfois le tragique s'invite dans son art. Un adolescent atteint de leucémie voit sa vie mise en danger par ses parents - témoins de Jéhovah - qui refusent toute transfusion sanguine.Les médecins , les autorités administratives s'abandonnent au jugement de la magistrate.
Là , on retrouve le grand talent de Ian McEwan. Avec simplicité, limpidité , il éclaire les écheveaux procéduriers , les amphigouris du droit anglais, les subtilités casuistiques de la conscience et de la morale. Ce roman décrit aussi, dans une atmosphère pluvieuse et froide, une vie traversée de sentiments refoulés, de sens du devoir, d'orgueil de soi, de pragmatisme revendiqué. Ajoutez à cela de la dissimulation et de la mélancolie. Passionnément anglais donc.