Identifiez-vous
Panier (0) articles

Voir le panier

Avis de lecteur

Lady K "http://antredeslivres.blogspot.com"

Lady K "http://antredeslivres.blogspot.com"
Un amour interdit
Indisponible sur notre site
Roselyne Bertin


Guy, fils aîné et héritier du Seigneur de Crussol, ose tenir tête à son père et refuse d’épouser la fille du riche seigneur voisin… Car il aime Jeanne, une fille de rien du tout et il souhaite même en faire sa femme. Face à cet affront et dans l’espoir de lui faire oublier cette amourette, il est éloigné sur-le-champ et envoyé parfaire sa formation militaire chez son oncle.

Une mise à l’écart qui n’aura servi à rien… Leur amour est profond et sincère, si bien que l’éloignement n’a fait que renforcer leur attachement l’un à l’autre. Ils ont comploté pour réussir à voler quelques instants ensemble et Jeanne est même allée jusqu’à apprendre à lire et à écrire pour répondre aux missives secrètes de son amant. Cependant, leur amour qui défie les normes de l’époque a-t-il vraiment un avenir ? S’ils s’entêtent, ils pourraient même provoquer une véritable catastrophe…

Ce roman est court mais intense. En très peu de pages, il se passe beaucoup de choses… Tout part de cette histoire d’amour impossible entre deux jeunes que tout sépare mais qui s’accrochent quand même. Cela va provoquer des remous et causer de bien funestes événements. Il n’y a donc aucun temps mort dans cette histoire. J’ai même appris après l’avoir lu qu’il s’agissait d’un deuxième tome, mais ils peuvent se lire indépendamment car ça ne m’a pas du tout gênée.

En conclusion, une lecture sympathique. Pour une fois, dans une lecture jeunesse, la réalité n’est pas enjolivée et tout n’est pas « beau dans le meilleur des mondes ». La fin a un petit goût doux amer, et même si ça me chagrine pour les personnages, je trouve que c’est le meilleur choix que pouvait faire l’autrice !

Les Nocturnes
En stock, expédié demain 16,90 €
Tess Corsac

Les deux-cent-cinquante pensionnaires de la Croix d’If ont quelque chose en commun : ils sont tous amnésiques. Avant leur arrivée à l’Institut, c’est le trou noir, le néant le plus total… Aucun souvenir. Ils ne savent pas pourquoi ils sont enfermés ensemble, ni à quoi rime la séparation en deux groupes : les Rouges et les Verts. Un mystère que les Nocturnes – un petit groupe d’élève dissidents – entendent bien percer.

Natt Käfig étant la dernière personne à avoir vu Laura – une autre pensionnaire de l’institut qui s'est "envolée" – il est très vite approché par la communauté de l’ombre afin de comprendre ce qui a poussé la jeune fille à disparaître. Aurait-elle compris les raisons de leur présence entre ces murs ? Poussés par la curiosité et leur besoin de savoir, ils remontent la piste, quitte à faire des découvertes qui pourraient bien tout bouleverser…

Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette histoire fait froid dans le dos… Le lecteur ne peut qu’être horrifié tandis que les Nocturnes avancent dans leur enquête et découvrent petit à petit les raisons diverses et variées de leur présence à la Croix d’If ainsi que les traitements plus que discutables dont ils ont été victimes. Voilà une sacrée mise en garde contre les dérives possibles de la société et de la technologie, car rien n’y est aberrant et c’est bien ça qui fait peur : ça pourrait arriver !

"Les Nocturnes" est un roman très axé sur la psychologie des personnages. L’enfermement, l’ignorance puis la détention du savoir, la peur de l’inconnu, les folies collectives… Tout a un impact sur le mental des protagonistes et Tess Corsac explore cet aspect avec beaucoup de talent. J’ai trouvé les réactions des différents personnages réalistes et crédibles, surtout en des circonstances pareilles !

En conclusion, un roman où la psychologie des personnages est très importante et bien traitée. J’ai eu un petit coup de mou au milieu de l’ouvrage mais la fin est prenante et captivante ! Attendez-vous à quelques sueurs froides avec cette lecture.

Sous la Révolution française, Journal de Louise Médréac, 1789-1791
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 5,00 €
Dominique Joly

Louise quitte sa Bretagne natale pour partir à la conquête de Paris. Jeune couturière talentueuse, elle trouve une place dans l’atelier de Rose Bertin, celle qu’on surnomme la « ministre des modes » car elle a la faveur de la Reine de France. La jeune fille s’épanouit dans son nouveau travail et fait de belles rencontres, mais autour d’elle la grogne monte. La Révolution se prépare, le peuple est mécontent et les émeutes éclatent. Louise se retrouve coincée au beau milieu de ces événements et transcrit dans son journal tout ce dont elle est témoin.

Le format « journal intime » est agréable à lire. Certes, ça casse un peu le rythme, mais au moins on ne garde qu’un condensé : Louise ne nous raconte que le plus important, que les événements majeurs de la Révolution française. Sa place en tant que couturière de Rose Bertin lui offre un double aperçu de ce qu’il se passe, puisqu’elle côtoie à la fois le peuple et la famille royale. Ses petites digressions sur le travail à l’atelier ou ses amis permettent d’en faire une jeune fille attachante et à laquelle de jeunes lecteurs peuvent s’identifier plus facilement.

Alors, certes, ce n’est pas un ouvrage de référence sur la Révolution française. On ne fait que des allusions à ce qui s’est passé entre 1789 et 1791. Ce n’est pas forcément fouillé, mais en même temps ce n’est pas ce qu’on demande à un ouvrage de cette collection. Cela permet une première approche, tout en douceur, de cette période historique bien mouvementée.

En conclusion, j’aime beaucoup cette collection et les histoires racontées. En plus, le format journal intime est renforcé par la finition du livre qui est sublime : couverture solide, effet faux cuir et des pages façon « vieux grimoire » (ancienne édition).

Villa Du Crime
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 11,95 €
Guy Jimenes

Marie et son père, Damien, entendent bien profiter de leurs courtes vacances en bord de mer. Mais c’était sans compter l’histoire de la maison qu’ils ont louée. En effet, à peine un an plus tôt, un crime y a été commis : un père a poignardé à mort sa fille. C’est déjà assez perturbant en soi, mais l’inquiétude de l’adolescente augmente lorsqu’elle aperçoit un vagabond à l’air étrange rôder autour de la maison à plusieurs reprises. Se pourrait-il qu’un nouveau drame se prépare ?

À peine 100 pages, et pourtant, l’angoisse s’installe très vite et ne nous lâche plus jusqu’au dénouement. Car même si on comprend vite ce qu’il s’est réellement passé, l’incertitude et le danger restent bien présents ! D’ailleurs, après tant d’émotions, un épilogue aurait été bien apprécié afin de savoir ce qu’il se passe après pour les différents protagonistes. Là, la fin est un peu rude.

Cependant, il faut bien reconnaître que sous ses allures de petit thriller jeunesse, Villa du crime porte un message fort à l’adresse de ses jeunes lecteurs, une sorte de mise en garde primordiale (et dont je ne peux pas parler sans tout dévoiler de l’intrigue). Bravo à l’auteur !

En conclusion, un roman plus profond qu’il n’y paraît au premier abord. Il ne faut jamais se fier aux apparences et Villa du crime le démontre bien. Ce court roman m’a offert un bon moment de lecture.

Sadie
En stock, expédié demain 16,90 €
Courtney Summers

Un an après la mort de Mattie, sa petite sœur, Sadie disparaît à son tour. Partie à la recherche du monstre qui a sauvagement assassiné sa cadette, elle ne pense qu'à sa vengeance, quitte à se mettre en danger. West, journaliste radio, se lance sur ses traces et essaye de la retrouver avant qu'il ne soit trop tard. Il nous livre ses investigations sous forme de podcasts.

Ainsi, les chapitres alternent entre le point de vue de Sadie, qui tâtonne et se rapproche du meurtrier de sa sœur, et la retranscription des podcasts de West. Cette alternance m'a beaucoup plu, elle ajoute du suspense. Cela donne l'impression d'assister à une course poursuite doublée d'une course contre la montre. Ce qui crée un sentiment d'urgence et renforce le côté angoissant de ce roman.

West n'est pas particulièrement attachant. Mais ce n'est pas sa faute, c'est dû au format podcast, certes original et plaisant, mais qui instaure une distance avec ce personnage. Par contre, j'ai beaucoup aimé Sadie. Cette jeune fille est touchante. Elle se bat pour sa sœur et plus on apprend à la connaître, plus on se rend compte combien sa vie a été difficile : une mère droguée du soir au matin, une petite sœur à sa charge, une enfance brisée et un bégaiement qui la handicape au quotidien. Malgré tout cela, elle n'a jamais baissé les bras. Son courage et sa détermination forcent le respect.

En conclusion, une très belle découverte dont le seul défaut est sa fin trop ouverte, à mon goût. À part cela, l'intrigue s'étoffe petit à petit tandis que Sadie se dévoile au fil des pages. Un vrai plaisir à lire.