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Avis de lecteur

Alex-Mot-à-Mots

Alex-Mot-à-Mots
Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 18,00 €
Antoine Choplin

Tchécoslovaquie, avant l’emprisonnement de Vaclav Havel.

Dans une petite ville de province, lors d’une représentation d’un de ses spectacle, il se lit d’amitié avec Tomas Kusar, simple cheminot qui aime photographier les écorces d’arbres.

Petit à petit, au fil des années, Tomas devient actif dans le mouvement dissident mené par Havel. De petites choses : poster des lettres, recopier des textes, et les cacher. Mais cela lui vaut tout de même des interrogatoires et la surveillance de la police.

Jusqu’au Grand Soir.

J’ai aimé suivre Vaclav, de loin.

J’ai aimé le parcours de Tomas, si peu politique et pourtant si engagé, pour ses ami(e)s.

Lenka, son amoureuse, m’a fait de la peine, jeune fille si pleine d’avenir pourtant.

Un texte minimaliste, comme toujours avec Choplin, une prose qui va à l’essentiel.

L’image que je retiendrai :

Celle des photographies de Tomas : au départ, des écorces d’arbres, puis, au fur et à mesure de son engagement, des hommes.

https://alexmotamots.fr/quelques-jours-dans-la-vie-de-tomas-kusar-antoine-choplin/

Tangerine, La sueur froide de votre été
En stock, expédié aujourd'hui 20,00 €
Christine Mangan

Deux jeunes femmes à Tanger en 1956 : Alice, très fortunée et mariée à John au travail flou ; Lucy, son amie de l’université, qui vient la rejoindre. Depuis son installation à Tanger à cause de son mari, Alice déprime un peu. La venue inattendue de Lucy semble lui redonner un peu d’allant.
Mais Lucy s’insinue de plus en plus dans la vie d’Alice. Et puis le récit revient par bribes sur l’incident qui s’est produit à l’université. Alice, depuis la mort de ses parents, a peur de perdre la tête, et la venue de Lucy ne va pas l’aider à retrouver une stabilité.
Le récit nous fait sans cesse douter : est-ce Alice qui perd la tête ? Pourquoi Lucy ment-elle ? Qui est vraiment John ? Que cherche Maude, la tutrice d’Alice ?

La tension monte, l’étau se ressert autour des personnages. Et toujours la ville de Tanger, sa chaleur étouffante, ses moustiques qui collent les touristes.
Un premier roman bien construit au suspens qui vous tient dans ses filets.

L’image que je retiendrai : "Celle des tenues de Lucy et d’Alice qui leur collent à la peau."

https://alexmotamots.fr/tangerine-christine-mangan/

Surface
En stock, expédié aujourd'hui 19,95 €
Olivier Norek

Quel plaisir de retrouver l’auteur pour un nouveau roman, après sa trilogie du "Victor Coste" et son "One Shot Entre deux mondes".

Changement de décor : nous ne sommes plus dans le 9-3 mais en Aveyron : ses vaches, ses champs, ses villages où tout le monde se connaît depuis l’enfance.

Changement de personnage : Noémie a eu le visage ravagé après une opération de police qui a mal tourné. Elle peine, et c’est normal, à accepter ses cicatrices, le regard des autres.

Si j’ai trouvé la résolution des problèmes de Noémie un peu rapide, j’ai en revanche aimé son adjoint qui met les pieds dans le plat à chaque fois, sans en louper une.

La plongée en eau trouble m’a tenue en haleine.

Le deus ex machina m’a fait grincer des dents : un peu trop facile, cette jeune fille qui réapparaît des années après.

J’ai aimé retrouver les grands noms du polar français cités, même si leur nom apparaît sur des pierres tombales. Cela m’a fait sourire. La Ligue de l’Imaginaire est toujours active.

Un bon polar classique (et sans course poursuite, ouf) qui nous invite à voir derrière la surface.

L’image que je retiendrai :

Celle du lac qui se vide, laissant apparaître l’ancien village fantôme.

https://alexmotamots.fr/surface-olivier-norek/

Tous, sauf moi
En stock, expédié aujourd'hui 24,00 €
Francesca Melandri

Troisième et dernier volet de sa Trilogie des Pères, je n’avais lu que son précédent "Plus haut que la mer".
L’auteure nous entraîne cette fois en Éthiopie pendant la Seconde Guerre Mondiale ainsi qu’à Rome en 2010. Attilio Profeti a mené pendant des années une double vie. Âgé de plus de 95 ans, il vit maintenant avec sa seconde femme avec qui il a eu un fils.

De son premier mariage, sa fille Ilaria est restée très proche de lui. C’est elle qui voit un jour devant sa porte un jeune Éthiopien émigré clandestin qui déclare être le petit-fils d’Attilio Profeti.

L’auteure nous embarque sur les traces d’Attilio, chemise noire partie en Ethiopie grâce à sa mère pour échapper au front.

J’ai aimé la construction en spirale du récit : des détails reviennent au cours de la narration, aiguisant notre curiosité. L’explication ne viendra qu’en son heure.

J’ai aimé découvrir cette partie de l’histoire italienne que même les Italiens connaissent peu (la colonisation n’a duré que 5 ans).

J’ai aimé Ilaria aux idées de gauche amoureuse de Piero, l’homme politique de droite.
J’ai appris qui était Ménélik et sa cruelle femme (clak-clak).
J’ai aimé Attilio qui met toujours la main dans ses poches pour donner une pièce à un de ses enfants.
J’ai découvert d’où vient l’expression « avoir du cul », car Attilio en a eu beaucoup dans sa vie…
J’ai découvert que les Italiens aussi avaient utilisé des armes chimiques (l’ypérite) pour conquérir plus vite le pays, notamment au Mont Amba Aradam.

Un roman social et engagé sur les vagues de migrations, les guerres et la corruption.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’immeuble dans lequel habite Ilaria, dans lequel à chaque étage habite une communauté différente. Et elle, au dernier.

Une citation :

Il a compris maintenant que le racisme n’est qu’un jeu de miroirs, une illusion. C’est le moyen le plus efficace jamais inventé pour briser la lutte contre les inégalités – la lutte de classe, disait-on autrefois. Il sert à pousser les avant-derniers à se sentir supérieurs aux derniers, pour éviter qu’ils ne se révoltent, ensemble, contre les premiers. (p.492)

https://alexmotamots.fr/tous-sauf-moi-francesca-melandri/

Les mains vides
En stock, expédié aujourd'hui 21,00 €
Valerio Varesi

C’est avec plaisir que je retrouve le commissaire Soneri pour une nouvelle enquête dans sa ville de Parme en pleine canicule orageuse. Angela, l’avocate, est toujours présente à ses côtés, même s'il préfère l’inviter au restaurant plutôt que manger ses bons petits plats.

Le roman s’ouvre avec le vol de l’accordéon du joueur de rue que tout le monde connaît et respecte. Soneri est outré : la musique ne se fera plus entendre dans sa ville.
Commence alors la véritable enquête sur le meurtre de Francesco Galluzzo, un marchand de vêtements du centre-ville qui menait grand train alors que son magasin périclite.
Soneri va donc s’intéresser à ses finances et découvrir le trafic et les gros bonnets qui tiennent la ville.
S’emmêlent mafia calabraise et nouveaux venus serbes (ou albanais, je ne sais plus).
La ville est en train de changer, mais tout le monde s’en fiche, déplorent Soneri et le gros bonnet local Gerlanda.
J’ai aimé les considérations des protagonistes sur la société actuelle, bien sombres.
Pas de police scientifique, mais les déambulations du commissaire dans la ville et ses petites rues tortueuses, à l’image des trafics en sous-mains qui ont lieu dans la ville.

J’ai découvert comment fonctionne l’usure : ses taux exorbitants mais aussi la mauvaise qualité des articles que les magasins sont obligés de vendre (et notamment des ceintures).
L’orage gronde et finit par éclater, donnant au récit un climat étouffant.

Sans oublier les incendies qui se déclarent un peu partout dans la ville chaque nuit, œuvre de jeunes désoeuvrés et qui monopolisent beaucoup les services de police pour pas grand-chose.

Un commissaire que j’aime retrouver, toujours dans des enquêtes originales, des décors et des ambiances différentes.

L’image que je retiendrai : La dernière, celle des mains vides de Soneri qui a joué et perdu.

Une citation : "Vous pensez vraiment que les gens la veulent, la liberté ? Foutaises. La plupart ne veulent que le confort." (p.72)

https://alexmotamots.fr/les-mains-vides-valerio-varesi/