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Fiche livre
Aux animaux la guerre
9,70 €
Aux animaux la guerre
Actes Sud
Résumé
Une usine qui ferme dans les Vosges, tout le monde s’en fout. Une centaine de types qui se retrouvent sur le carreau, chômage, RSA, le petit dernier qui n’ira pas en colo cet été, un ou deux reportages sur France 3 Lorraine Champagne-Ardenne, et «basta». Sauf que les usines sont pleines de types n'ayant plus rien à perdre. Comme ces deux qui ont la mauvaise idée de kidnapper une fille sur les trottoirs de Strasbourg pour la revendre à deux caïds qui font la pluie et le beau temps entre Épinal et Nancy. Une fille, un Colt .45, la neige, à partir de là, tout s’enchaîne…

"Aux animaux la guerre", c'est le roman noir du déclassement, des petits Blancs qui savent que leurs mômes ne feront pas mieux et qui vomissent d'un même mouvement les patrons, les Arabes, les riches, les assistés, la terre entière. C'est l'histoire d'un monde qui finit.
Caractéristiques du livre
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud (06/01/2016)
  • Collection : BABEL NOIR
  • Nombre de pages : 416
  • ISBN: 978-2-330-05864-7
Nicolas Mathieu (Auteur) a également contribué aux livres…
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Aux animaux la guerre Aux animaux la guerre Nicolas Mathieu
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Avis des lecteurs
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Premier roman de l’écrivain récemment Prix Goncourt, cet ouvrage appartient lui aussi à la ligné du roman social français.
L’auteur situe son récit dans les Vosges, région qu’il habite et qu’il connaît donc bien.
Une usine qui ferme dans les Vosges, tout le monde s’en fout. Une centaine de types qui se retrouvent sur le carreau, chômage, RSA, le petit dernier qui n’ira pas en colo cet été, un ou deux reportages au 19/20 Régional et puis basta.

Sauf que les usines sont pleines de types dangereux qui n’ont plus rien à perdre. Comme Martel, le syndicaliste qui planque ses tatouages, ou Bruce, le bodybuilder sous stéroïdes. Des types qui ont du temps et la mauvaise idée de kidnapper une fille sur les trottoirs de Strasbourg.

Mais qu’en faire ? C’est là que tout dérape, à cause d’un grand-père pied-noir trop curieux.

J’ai aimé suivre Martel, qui a pris petit à petit du galon dans son usine, commençant sur une machine, pour devenir, à force de volonté et de formation président du CE dans un bureau.

J’ai aimé son histoire d’amour avec Rita, inspectrice du travail. Ils se tournent autour sans oser s’approcher.

J’ai été moins touchée par Bruce, gros bras sans trop de cervelle ; sa sœur qui aguiche tout ce qui porte un caleçon ; sa mère recluse dans sa chambre.

La fin de Bruce est tout de même tragique et plutôt gore. Mais après ce qu’il a fait, s’en est presque jouissif.
J’ai été intriguée par le grand-père, Pierre, pied-noir au service de l’OAS, et qui arrive en métropole avec son arme.
Intriguée également par Victoria, cette jeune fille à moitié dévêtue qui n’a pas fini de grandir et qui restera une apparition pour certains personnages du roman.
J’ai aimé le froid piquant, mordant de l’hiver vosgien, bien au chaud sous ma couverture, ses tempêtes de neige fatales.
J’ai aimé la bande-son du roman : l’auteur ponctue ses descriptions visuelles de descriptions sonores des musiques diffusées.

J’ai aimé que l’auteur donne des visages et des voix aux victimes des PSE.

L’image que je retiendrai : Celle de Victoria pieds nus en pleine tempête de neige.

Une citation :
"Mais ceux de Rita, cette race obstinée, inquiète, qui se plaint constamment, des immigrés, des impôts, des limitations de vitesse (…) cette race a pour elle de ne pas lâcher." (p.354)

https://alexmotamots.fr/aux-animaux-la-guerre-nicolas-mathieu/

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