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Fiche livre
Et tu n'es pas revenu
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Et tu n'es pas revenu
Grasset
Résumé
« J'ai été quelqu'un de gai, tu sais. Malgré tout ce qui nous est arrivé. Je pouvais raconter le pire en riant, ou ne plus y penser. » Ainsi commence cette lettre de Marceline Loridan-Ivens à son père. Tous deux ont été déportés, elle à Birkenau, lui à Auschwitz, où il disparaît en 1943. De ces mois, il ne reste rien : si ce n'est les mots, le souvenir, le regard et l'émotion. De la rue des Saints-Pères, où elle vit depuis des années, elle tend la main : la haine est là, à portée, les camps, Mengele, les wagons de fer, l'odeur, la cruauté et la neige. Mais aussi la douceur. Et ce père merveilleux qui réussit à lui faire passer un bout de papier avec quelques mots. Un trésor, un testament pour sa fille de quinze ans. Mais dont elle ne sait plus rien : les mots même se sont effacés...
La vie a passé, Marceline Loridan-Ivens a vécu, voyagé, réalisé des films : pourtant ces mots la cherchent. Parole de paix, de vie. Marceline raconte, on ne parle jamais assez : la petite fille seule, sa poupée à la main, qui marche vers la chambre à gaz ; la jeune femme bousculée par le « trag » de Marceline, abattue sous ses yeux par un nazi ; Mengele, qui hante le camp, comme un démon, sa baguette à la main, et puis le retour, le monde d'après...
« Tes mots s'en sont allés. Ils me parlaient d'un monde qui n'était plus le mien. J'avais tout perdu. Il a fallu que la mémoire se brise, sans cela je n'aurais pas pu vivre ».
Caractéristiques du livre
  • Date de parution :
  • Editeur : Grasset (04/02/2015)
  • Collection : Littérature Française
  • Nombre de pages : 112
  • ISBN: 978-2-246-85391-6
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Avis des lecteurs
Claire A. image du profil
(Fontaine Victor Hugo)

Certains diront "encore un texte sur la déportation" et bien non justement pas.
Concise, précieuse cette lettre d'une rescapée des camps à son père mort là-bas dans l'horreur. Ceux qui en sont revenus sont si seuls.
Le ton est juste, pertinent, percutant pas un mot de trop.
Jamais on n'en aura fini de dire et d'écrire l'horreur que l'Homme est capable de faire à l'Homme.
Le devoir de mémoire est primordial, le devoir de ne pas oublier l'est aussi.
Remarquable...

Caroline P. image du profil
(Fontaine Auteuil)

Ce livre n'est pas un témoignage sur Auschwitz, ou du moins pas seulement, pas exactement.
Marceline Loridan-Ivens témoigne bien sûr de l'horreur des camps, mais il y a surtout dans ce livre un homme, son père avec qui elle fut déportée laissant le reste de la famille derrière eux. Lui ne reviendra pas, elle poursuivra sans lui, inconsolable de l'avoir perdu. Et pourtant elle aura eu l'inconcevable privilège de l'avoir accompagné en enfer, en comparaison de son frère cadet qui sombrera dans le désespoir de cet héritage brisé.
Mais il y aussi dans ce court texte, en réponse au vide de l'absent, le parcours d'une vie d'engagement, de combats, et une conscience aiguë qui demeure avec force mais sans repos.
Le livre vibrant d'une existence acharnée.

Alex-Mot-à-Mots image du profil

Un petit livre, tout discret, tout mignon, mais qui cache une grande question : comment vivre après la déportation dans un camp de la mort ?

La narratrice adresse une lettre à son père, tellement peinée d’avoir perdu celle que celui-ci lui avait adressée dans le camp d’Auschwitz où ils étaient déporté ensemble. Perdue la lettre, oublié le texte, sauf l’en-tête et la signature.

Bien sûr, il y a des redites sur le fonctionnement du camp que l’on a déjà lu cent fois ailleurs : pourquoi le nom de Canada pour l’atelier des vêtements ; la manie de Madame Simone Veil de toujours subtiliser les petites cuillères. Mais l’auteur ajoute la déportation avec son père, l’apprentissage avec ce seul repère familial.

De l’auteure, je ne connaissais rien. Il me tarde maintenant de découvrir son oeuvre cinématographique.

L’image que je retiendrai :

Celle de la tomate et de l’oignon que le père donne à sa fille la dernière fois qu’il la voit.

http://alexmotamots.wordpress.com/2016/02/12/et-tu-nes-pas-revenu-marceline-loridan-ivens

Françoise image du profil

Marceline Loridan-Ivens écrit à son père bien des années après qu'ils aient été tous les deux déportés. Avant Birkenau pour elle, Auschwitz pour lui, son père lui a dit à Drancy "toi tu reviendras peut-être parce que tu es jeune, moi je ne reviendrai pas." Nous sommes en avril 1944, Marceline a quinze ans.

Elle raconte le camp et ce qui l'accompagne : Mengele qui désigne celles dont la vie se terminera la jour même, la mort, le travail, les convois qui se succèdent. Son père arrivera à lui transmettre un papier et quelques mots écrits dessus, ils se verront quelques secondes. Mais seule Marceline survivra. Son retour en France est loin de l'image d'une fête de retrouvailles. Son oncle lui demande de ne rien dire.

o n  l a  l u image du profil

Le 27 janvier 2015, les soixante-dix ans de la " libération " des camps étaient célébrés en Pologne devant un parterre de chefs d'états. Certains déportés, dont Ida Grinspan, se sont révoltés contre l'absence d'un représentant russe puisque c'est bien l'armée rouge qui a libéré Auschwitz (un témoignage formidable à podcaster sur France Inter). D'autres ont donné de la voix pour dénoncer l'antisémitisme d'hier et d'aujourd'hui, telle Marceline Loridan-Ivens. Lorsque j'ai ouvert ce texte d'elle, paru en février, j'ai tout d'abord pensé qu'il s'agissait d'une réédition. Comment, soixante-dix ans plus tard, un témoin de cet enfer pouvait-il encore avoir quelque chose à en raconter ? Tout n'avait-il pas été évoqué, écrit, filmé ?

Il est vite apparu que non. Cette lettre, bouleversante, Marceline l'a rédigée très récemment pour Shloïme, son père, déporté en même temps qu'elle.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

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