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Date de publication
Éditeur
Sabine Wespieser Éditeur
Collection
Littérature
Nombre de pages
189
EAN13
9782848053967
ISBN
978-2-84805-396-7
L'ABSENTE DE TOUS BOUQUETS
De CATHERINE MAVRIKAKIS
Sabine Wespieser Éditeur
18,00
Présentation
« Tu n’as jamais cultivé ton jardin. » C’est avec ces mots adressés à sa mère récemment disparue que l’écrivaine ouvre ce journal de deuil. Arrivée au Québec en 1957, pour épouser un Grec fantasque qu’elle passera sa vie à attendre, madame Mavrikakis n’a jamais voulu prendre racine dans le nouveau monde. Repliée sur elle-même et sur ses enfants – qu’elle aurait rêvé de garder sous cloche jusqu’à la fin de sa vie –, elle n’a cultivé que la nostalgie de la France, son pays natal. Filtrés par le chagrin en de mélancoliques et tendres fragments, les souvenirs de cette mère possessive et « surprenante » – l’adjectif en dit long – lèvent le voile sur la complexité et la beauté d’une relation filiale tissée de culpabilité, d’incompréhension, de férocité même, mais surtout d’un immense amour. "L’Absente de tous bouquets" se lit également comme un discret art poétique où s’éclaireraient la fascination pour les fantômes, le goût de la solitude et la passion pour la langue que l’on retrouve dans tous les livres de Catherine Mavrikakis. Dans sa détestation du Canada, sa chère maman entretenait son accent français, que la petite fille avait obligation de soigner, et un formidable florilège d’expressions idiomatiques et surannées rappelant la lointaine patrie.
Le mot du libraire
24 avril 2021

Dans ce journal de deuil, l’auteure, passionnée par les jardins, use de métaphores florales et végétales pour recréer sa mère partout et décrire l’amour quasi exclusif de cette dernière. Issue de la campagne normande, sa mère qui a migré au Québec dans sa jeunesse fut toute sa vie nostalgique de sa terre d’origine qu’elle n’a jamais revue. Habitée par le deuil de sa mère, l’auteure dépeint des sentiments contradictoires parfois monstrueux. Enveloppée de solitude, favorisée par l’éducation de sa mère, elle tente de renouer des fils entre elles distendus par le passé et le présent non partagés. Elle convoque des fleurs pour qualifier une émotion relative à la relation avec sa mère qui n’aimait que les bouquets où les fleurs vivent leurs derniers jours. Les fleurs au parfum de remords, fragments mélancoliques : comment savoir quelque chose de sa mère ? Usant d’une figure de style alternant entre la 2ème et la 3ème personne, passant du supposé au réel, entre mise à distance et intimité, la vivante s’adresse à l’absente, entre souvenirs olfactifs et suppliques. A travers l’hommage rendu à sa mère, l’auteure livre également avec une grande délicatesse, ses réflexions sur l’accompagnement d’une personne âgée en fin de vie : lassitude, ennui, transformation du regard sur soi, un corps qui ne s’appartient plus et vivre avec ses morts qui précèdent la notre.

21 avril 2021

Comment savoir quelque chose de sa mère ?

Dans ce journal de deuil, l’auteure, passionnée par les jardins, use de métaphores florales et végétales pour recréer sa mère partout et décrire l’amour quasi exclusif de cette dernière. Issue de la campagne normande, sa mère qui a migré au Québec dans sa jeunesse fut toute sa vie nostalgique de sa terre d’origine qu’elle n’a jamais revue. Habitée par le deuil de sa mère, l’auteure dépeint des sentiments contradictoires parfois monstrueux. Enveloppée de solitude, favorisée par l’éducation de sa mère, elle tente de renouer des fils entre elles distendus par le passé et le présent non partagés. Elle convoque des fleurs pour qualifier une émotion relative à la relation avec sa mère qui n’aimait que les bouquets où les fleurs vivent leurs derniers jours. Les fleurs au parfum de remords, fragments mélancoliques : comment savoir quelque chose de sa mère ? Usant d’une figure de style alternant entre la 2ème et la 3ème personne, passant du supposé au réel, entre mise à distance et intimité, la vivante s’adresse à l’absente, entre souvenirs olfactifs et suppliques. A travers l’hommage rendu à sa mère, l’auteure livre également avec une grande délicatesse, ses réflexions sur l’accompagnement d’une personne âgée en fin de vie : lassitude, ennui, transformation du regard sur soi, un corps qui ne s’appartient plus et vivre avec ses morts qui précèdent la nôtre.
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