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Fiche livre
À la ligne, Feuillets d'usine
18,00 €
À la ligne
La Table Ronde
Résumé
À la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer.
Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.
Caractéristiques du livre
  • Date de parution :
  • Editeur : La Table Ronde (03/01/2019)
  • Collection : Vermillon
  • Nombre de pages : 272
  • ISBN: 978-2-7103-8966-8
Avis des lecteurs
Magali S. image du profil
(Fontaine Victor Hugo)

A la ligne est une plongée vertigineuse dans un quotidien effarant, celui du travail à l'usine. Joseph Ponthus raconte son immersion au fil de ses missions d'intérim. Il nous raconte la fatigue, l'immense fatigue, la douleur, le temps qui ne passe pas, les journées à attendre qu'on l'appelle pour une mission, le corps et l'esprit qui se détraquent en travaillant la nuit, la solidarité entre collègues, l'amour pour sa femme...
A travers une narration en vers libres, il nous donne le rythme et on revient à la ligne de la même façon qu'il exécute ces gestes répétitifs, souvent douloureux et parfois plus salavateurs qu'il ne l'aurait cru.
C'est un récit humble, follement humain, d'une poésie dingue, j'ai été émue aux larmes...

Claire A. image du profil
(Fontaine Victor Hugo)

Un premier roman étonnant aussi bien dans la forme: un long poème, que dans le fonds: raconter le quotidien du travail à l'usine, le travail à la chaine qui vous abrutit, vous déshumanise et qui vous empêche de penser. Un récit percutant, lucide et dérangeant qui illustre la vie de "ces petits gens" trop souvent délaissés, mal considérés pour ne pas dire ignorés.
Et pourtant Joseph Ponthus les magnifie grâce à une maitrise de la langue tout à fait étonnante. Un véritable ovni littéraire!

o n  l a  l u image du profil

**[A la ligne de Joseph Pontus
](https://www.onlalu.com/quoilire?ql=45126)****[est l'un des livres préférés
paru cette année (sept 2018-juin 2019)
](https://www.onlalu.com/quoilire?ql=45126)****[que vous recommande vivement
la librairie Maupetit à Marseille
](https://www.onlalu.com/quoilire?ql=45126)**[**dans le q u o i  l i r e
?#76**](https://www.onlalu.com/quoilire?ql=45126)

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

Alex-Mot-à-Mots image du profil

Je n’ai jamais travaillé à la chaîne, pardon à la ligne (mais à la caisse d’un supermarché quand j’étais étudiante, je connais donc les cadences infernales).
J’ai été étonnée qu’il y ait si peu de chefs dans ce texte : ils sont rarement présents et leurs exigences ne se font pas sentir.
Il y a en revanche beaucoup de solidarité entre collègues.
Et puis ce travail sans fin, l’ouvrage qui ne varie jamais. Chaque petit matin blême ressemble au précédent.
Un travail du corps qui vide la tête de ses soucis.
J’ai aimé les références littéraires, même si beaucoup ont dû m’échapper.
Il va falloir que je me penche sérieusement sur les chansons de Trenet.

L’image que je retiendrai : Celle des détritus puants qui jonchent l’abattoir.

https://alexmotamots.fr/a-la-ligne-feuillets-dusine-joseph-ponthus/

Elizabeth P. image du profil

Joseph n’a pas retrouvé de poste d’éducateur spécialisé depuis qu’il est en Bretagne. Pour survivre, il enchaîne alors les petits contrats pour une boîte d’intérim. D’abord dans une conserverie de poissons puis dans un abattoir.
C’est incroyable. Tout le livre sans ponctuation, mais écrit d’une manière si aérée, si poétique que la lecture n’en est en rien entravée. C’est très beau.
Et pourtant, le sujet ne prête ni à la légèreté ni à la poésie.
Être employé à la chaine dans une usine, c’est quasiment l’enfer, ça n’a guère évolué, voire pas du tout depuis « Les temps modernes » de Charlie Chaplin, c’est toujours la déshumanisation la plus totale. Et tout ça pour un salaire de misère, avec des cadences infernales et des horaires décalés. Et des millions de gens vivent ça chaque jour !
C’est comme un tour de magie d’avoir pu écrire ce livre d’une manière qui semble si désinvolte, bercé par les poèmes d’Apollinaire…, les chansons de Barbara, de Trenet…
Une belle prouesse offerte par Joseph Ponthus à qui on ne peut que souhaiter de retrouver un poste dans sa branche au plus vite.

Clara image du profil

Il a fait des études et il a rejoint celle qui l’aimait en Bretagne. Avant, il travaillait dans le social. Avant car désormais faute d'emploi dans son secteur et pour gagner de l’argent, il est intérimaire en usine agroalimentaire. Travail précaire de quelques semaines ou plus, la fatigue du corps qui devient "un atlas de troubles musculo-squelettiques", les horaires décalés, le travail répétitif de celui d’ouvrier. Crevettes puis bulots sur les chaînes de production. Trier, devoir tenir le rythme encore plus vite, subir le bruit et le tonnage imposé, continuer, serrer les dents, attendre les pauses café-clope minutées. La mission qui se termine, recevoir juste un "au revoir" et commencer dans une autre usine, plus précisément un abattoir : pousser des carcasses sur des rails, nettoyer le sang et les viscères. Être flexible, jongler avec les horaires pour le co-voiturage, accepter les heures supplémentaires sans avoir trop le choix et supporter quelquefois les petites remarques.
Compter, décompter le temps avant de pouvoir rentrer chez soi exténué, vidé.

L’esprit vagabonde, pioche dans la littérature, la poésie ou la chanson tandis que le corps exécute inlassablement les mêmes gestes. Ce quotidien de tant de personnes est magistralement écrit par Joseph Ponthus qui l'a vécu. Un enchaînement de strophes sans ponctuation où les renvois à la ligne soulignent la justesse des mots, la dureté de ce travail, le souffle de la vie malgré tout. Un hymne scandé sans oublier la solidarité entre collègues, l’amour qu’il porte à sa femme, des moments fugaces de bonheur simple passés hors de l’usine et aussi des pointes d’humour comme pour conjurer et éloigner l'emprise de l'usine.

Un magnifique hommage à celles et tous ceux dont c’est la vie, les intérimaires des usines, ces personnes trop souvent oubliées et non considérées.
Cet OVNI littéraire est un uppercut par sa puissance, sa singularité et sa beauté douloureuse. Il se lit, se relit et laisse une empreinte durable dans le cœur et dans l’esprit.
Un coup de cœur entier et total !

https://claraetlesmots.blogspot.com/2019/02/joseph-ponthus-la-ligne.html

Marcia A. image du profil
(Fontaine Kléber)

Après une période de chômage, Joseph Ponthus "embauche" dans une conserverie de poisson et un abattoir breton. Entre crevettes, merlans et abats, c'est de la nécessité d'écrire que se déploie ce soliloque du quotidien prolétaire.
Sans interruptions, les vers s'enchaînent dans un flot qui raconte l'aliénation, l'usine et l'amour de la littérature.

MyriamPele image du profil

Dans ces " feuillets d'usine", Joseph Ponthus trace le quotidien d'un ouvrier intérimaire qui doit chaque jour affronter la monotonie, la répétition des gestes, les difficultés d'adaptation à la transformation des aliments : les poissons et crustacés, puis la viande. Et une écriture originale, scandée, comme le mouvement et le bruit des machines.

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