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Fiche livre
La guerre est une ruse
22,00 €
La guerre est une ruse
Agullo
Résumé
Algérie, 1992. Après l’annulation des élections remportées par
le Front islamique du salut, une poignée de généraux,
les « janviéristes », ont pris le pouvoir. L’état d’urgence est déclaré, les islamistes pourchassés ont pris les armes. Le pays sombre dans une violence sans précédent…
Tedj Benlazar, agent de la DGSE, suit de près les agissements
du tout-puissant Département du renseignement militaire, le sinistre DRS qui tire toutes sortes de ficelles dans l’ombre. Alors qu’il assiste à l’interrogatoire musclé d’un terroriste, Tedj apprend l’existence de camps de concentration où les islamistes seraient parqués dans des conditions inhumaines. En fouinant plus avant, il met au jour des liens contre-nature entre le DRS et les combattants du GIA. Quel jeu jouent donc les services secrets avec les terroristes ? Les massacres quotidiens sont-ils l’oeuvre des uns ou des autres ? Ou d’une instrumentalisation diabolique des seconds par les premiers ? Benlazar acquiert la certitude que les généraux sont prêts à tout pour se maintenir au pouvoir. Et la dernière phase de leur plan va commencer : exporter le chaos par-delà la Méditerranée, pour forcer la France à soutenir leur croisade anti-terroriste. Tedj parviendra‑t‑il à réunir assez de preuves pour convaincre sa hiérarchie avant
que l’horreur ne s’invite à Paris ?
Caractéristiques du livre
  • Date de parution :
  • Editeur : Agullo (06/09/2018)
  • Nombre de pages : 384
  • ISBN: 979-1-09-571843-7
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Avis des lecteurs
Philippe A. image du profil
(Fontaine Haussmann)

Frédéric Paulin fait une rentrée magistrale avec ce roman dans le monde du polar politique ."La guerre est une ruse" se déroule dans l'Algérie des années 90 en proie à la guerre civile. Une guerre meurtrière qui opposa,on s'en souvient, pendant dix ans le gouvernement algérien,tenu par les militaires, à divers groupes islamistes (F.I.S, G.I.A ...). A travers le destin d'un agent Français de la DGSE c'est toute la complexité de l'âme algérienne que Frédéric Paulin nous donne à comprendre dans ce roman chorale admirablement bien rythmé et visiblement bien renseigné.
On frémit à la découverte de tout ce qui s'est passé."...la tristesse, le deuil,en Algérie, de nos jours, c'est comme le sable dans le désert: des milliards de grains, les uns contre les autres, une étendue tellement vaste qu'on en voit pas la fin". C'est devenu cela son pays , songe un des personnages du roman: "des individus comme des grains de sable, pas plus réactifs, tout aussi incapables de s'extirper de la trop vaste étendue de la terreur quotidienne".
Magistral! Oui! Magistral!

Yv image du profil

Voilà un roman comme je les aime. Totalement ancré dans une époque historique dure et violente et dans laquelle il est parfois difficile de déterminer qui sont les bons et les méchants si tant est que l'on puisse être aussi manichéen. Les bons infiltrent les méchants et vice-versa, chacun ensuite doit donner des gages de confiance en faisant preuve de violence.

Je ne cache pas un certain bémol venant du fait d'un nombre incalculable d'intervenants, des noms difficiles à retenir, tant dans les personnages fictifs que réels, qui m'a perturbé au moins au début du livre. Puis, le pli pris, je me suis fait happer par cette histoire. Frédéric Paulin est pointilleux, méticuleux et son roman fourmille de détails, d'événements, d'informations qui peuvent submerger le lecteur tout en permettant de se plonger totalement dans la période. Sans doute un peu long parfois, ce roman se lit néanmoins avec avidité et les personnages fictifs, Tedj Benlazar en tête ajoutent une dimension romanesque, un suspense quasi insoutenable, puisqu'on s'attache à eux et que l'on veut savoir si et comment ils se sortiront de ce nid de serpents.

Pfff, je suis encore tout étourdi de ma lecture passionnante et étourdissante. Frédéric Paulin sait où nous mener et même si l'on connaît l'histoire des relations franco-algériennes à cette époque, ce que provoqueront les islamistes dans ces deux pays, il parvient à jouer avec nos nerfs. Sûrement bien documenté, il met en scène des personnages réels qui ont pu jouer des rôles obscurs, qui ont eu des relations douteuses. Tout cela passe par les yeux de ses créations et dans l'appellation de "roman" qui permet de s'évader un peu de la vérité, mais on sent qu'il maîtrise son sujet et que rien n'est dit ni mis dans la bouche d'un personnage par hasard.

Magistral, ambitieux, un polar ou roman noir d'espionnage à ne pas rater qui commence pourtant paisiblement, mais ça ne durera pas :

"Depuis la mosquée Émir-Abdelkader encore en chantier, le muezzin appelle au dhuhr, la prière de midi. Constantine s'apaise sous le soleil, les rues se vident, c'est comme si la ville reprenait son souffle. Là-bas, le Français est assis à la terrasse du petit café face à l'université Mentouri. Comme d'habitude. Il sirote un lekhchef, comme d'habitude." (p.9)

Alex-Mot-à-Mots image du profil

Merci, Monsieur Paulin, vous avez réussi à m’intéresser à l’histoire sombre de l’Algérie après l’indépendance.

Je n’y connaissais rien, et ne souhaitais pas faire de différence entre le GIA et le FIS. J’ignorais même les noms de certains dirigeants du pays. (Ah, mon inculture crasse….).

Mais vous, vous avez réussi à me passionner pour ce pays.

Grâce à Benlazar j’ai suivi avec attention et découvert avec effroi les compromissions permettant les massacres de la population algérienne.

J’étais triste du destin de Bellevue, et exaspéré par ses remplaçants.

J’ai hâte de savoir ce que va faire Gh’zala : restera-t-elle en France, ou son désir d’Algérie sera-t-il el plus fort ?

Et que va-t-il advenir de Fadoul que Bellevue n’a jamais épousé ?

Et le méchant aux lunettes à monture doré parviendra-t-il à se hisser dans la hiérarchie ?

Même si je ne connais pas la géographie de la ville d’Alger, je me suis sentie comme à la maison dans ses rues, j’ai eu peur dans la Casbah, j’ai senti le désert.

J’ai aimé le personnage de Benlazar, ses failles, ses compromissions mais aussi ses indignations.

Vite, la suite !

L’image que je retiendrai :

Celle des dates des tueries et du nombres de morts égrenés comme un chapelet.

https://alexmotamots.fr/la-guerre-est-une-ruse-frederic-paulin/

o n  l a  l u image du profil

Les romans d’espionnage à la française se font rares. Raison suffisante pour qu’on ait envie d’y regarder de près quand il en arrive un. Si, en prime, l’auteur défriche un sujet méconnu, l’intérêt redouble. Et s’il développe une théorie renversante, alors on se sent prêt à le suivre au bout du monde. Frédéric Paulin ne nous entraîne pas aussi loin, juste au Maghreb. Mais l’argument de « La guerre est une ruse », dixième titre de sa bibliographie très éclectique, suffit à ferrer tout lecteur un peu curieux.

Le livre nous ramène à une période récente, tragique, où Français et Algériens vont comprendre que leurs histoires respectives restent plus imbriquées que jamais. A l’aube des années 90, les généraux d’Alger viennent d’annuler les élections générales et répriment les islamistes qui les ont gagnées. Sur place, un agent des services français de renseignement, toléré par ses homologues locaux, découvre le jeu trouble auquel ceux-ci se livrent. Répression en façade, infiltration en sous-main.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

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