Identifiez-vous
Panier (0) articles

Voir le panier

Fiche livre
Le lambeau
21,00 €
Le lambeau
Gallimard
Résumé
Lambeau, subst. masc. 1. Morceau d’étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie. 2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire (Borel, Champavert, 1833, p. 55). 3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l’amputation d’un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. Il ne restait plus après l’amputation qu’à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu’une épaulette à plat (Zola, Débâcle, 1892, p. 338). (Définitions extraites du Trésor de la Langue Française).

Philippe Lançon est journaliste à Libération et Charlie Hebdo, et écrivain.

-----------------------------------------
Prix du RomanNews - 2018
Prix Fémina 2018
Caractéristiques du livre
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard (04/2018)
  • Collection : Blanche
  • Nombre de pages : 512
  • ISBN: 978-2-07-268907-9
Philippe Lançon (Auteur) a également contribué aux livres…
Image manquante Le retour de Dulcinée Philippe Lançon
Précommande, réservé ou expédié chez vous le 04/01/2018 19,00 €
Lire la suite
Les îles, roman Les îles, roman Philippe Lançon
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 7,50 €
Lire la suite
EbookL'élan L'élan Philippe Lançon
Indisponible sur notre site
Lire la suite
L'élan, roman L'élan, roman Philippe Lançon
Indisponible sur notre site
Lire la suite
Les îles, roman Les îles, roman Philippe Lançon
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 19,30 €
Lire la suite
EbookLes îles Les îles Philippe Lançon
Indisponible sur notre site
Lire la suite
Avis des lecteurs
Sylvain T. image du profil
(Fontaine Luberon)

7 janvier 2015. La rédaction de Charlie Hebdo est massacrée. Philippe Lançon, membre de la rédaction, est grièvement blessé. Bien que vivant, quelque chose en lui est mort ce jour-là. L’auteur nous livre ici une véritable descente aux enfers. Du récit de l’attentat à l’arrivée des secours, de son hospitalisation à la tentative de renouer avec la vie, l’innommable prend corps en un texte, souvent insoutenable, mais d’une rare puissance. On souffre, on halète à sa lecture, un ambivalent sentiment de compassion et de dégoût nous envahit, quelque chose nous pousse à souffrir avec lui tout en fermant les yeux. « Je ne souffrais pas, j’étais la souffrance » nous dit-il en compagnie de Kafka, Proust et autre Bach. Récit des plus viscéral, Philippe Lançon nous livre ici son calvaire d’une répugnante beauté, son lambeau perdu à jamais est restitué avec une telle élégance qu’on n’en ressort pas indemne. Un livre marquant qui fait date !

o n  l a  l u image du profil

[**Le lambeau de Philippe Lançon rejoint notre sélection q u o i  l i r e ? dans son 29 numéro qui est ici**](http://www.onlalu.com/quoilire?ql=33904)

[**Le Lambeau est le coup de coeur de la librairie Saint Pierre à Senlis dans notre rubrique q u o i  l i r e ? #46**](https://www.onlalu.com/2018/11/06/quoi-lire-46-36762)

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

Alex-Mot-à-Mots image du profil

C’est sur les conseils avisées d’une amie, après son coup de cœur de l’été, que je me décide à ouvrir ce livre dont le titre m’a parfois dérangé.

À l’instar des parents de Philippe (permettez que je vous appelle Philippe ?) qui n’ont jamais lu Charlie Hebdo, je n’ai pas souvenir d’avoir lu un quelconque article de Philippe.

Je savais à quoi m’attendre, mais, contrairement à Dante, je n’avais pas abandonné tout espoir en entrant dans ces pages.

Rapidement : Philippe est journaliste à Charlie Hebdo et se rend, ce mercredi 7 janvier à la réunion hebdomadaire. Malheureusement, deux terroristes s’y rendent aussi. Philippe est touché à la mâchoire et aux bras.

De ses cicatrices aux bras et aux mains, il ne dit pas grand chose, si ce n’est que régulièrement, les femmes de son entourage le massent.

En revanche, le récit de ses 3 mois de réparation de gueule-cassée constitue la matière principale du livre.

J’ai retrouvé cette sensation, après un choc, qui fait que l’on n’est ni dans ce monde ni vraiment ailleurs et qui nous fait chercher désespérément un objet dans le chaos comme si notre vie en dépendait. L’esprit humain réagit ainsi face à la catastrophe, pour se protéger. L’auteur parle de temps interrompu, qui peut durer des semaines et des mois.

L’auteur a su me rendre sensible le cocon qui se créé dans sa chambre d’hôpital qui devient un lieu à part, loin du tumulte du monde.

Un bel hommage rendu aux soignants, chirurgien comme aide-soignants, mais aussi policiers qui l’accompagnent chacun à leur façon, dans cette reconstruction qui ne dépend pas de lui.

J’ai tout de même été étonnée par le nombres de passage au bloc : tous les 5 jours avec anesthésie générale à chaque fois, moi qui mets une semaine à me remettre d’une telle anesthésie, avec nausées et j’en passe.

J’ai aimé les citations du Capitaine Haddock qui lui reviennent en mémoire, et qui côtoient celles de Kafka et de Proust.

J’ai aimé que le patient se serve littéralement de la littérature puis de l’art pour revenir dans la vie.

J’ai été en revanche déçue qu’il ne parle pas plus de son parcours avec sa psy, comme le laissait évoquer le début du roman.

De longues phrases qui m’ont maintenue sous le charme tout au long de ma lecture, créant à leur tour un cocon d’où il m’était difficile de m’extraire pour revenir à la vraie vie.

L’image que je retiendrai :

Celle des lieux chargés d’histoire dans lesquels séjourne Philippe : La Salpêtrière et bien sûr les Invalides.

Quelques citations (mais il y en aurait tellement….) :

Pascal : « Tout le malheur des hommes vient de ce qu’ils ne savent pas rester au repos dans une chambre." (p.133)

"Celles de la Salpêtrière me rappelaient à quel point la salle de bain est le lieu de toutes les hontes et de quelques découvertes." (p.235)

"J’ai senti de nouveau, mais avec une force inédite, qu’on mourait un nombre incalculable de fois dans une vie, des petites morts qui nous laissaient là, debout, pétrifiés, survivants." (p.237)

"Oui, c’est comme ça" (p.269 et alii)

"La maladie n’est pas une métaphore, elle est la vie même." (p.414)

"Les chirurgiens pensent et disent certaines choses. Nous sommes là pour les surprendre." (p.496)

À propos de sa rencontre avec Houellebecq : "Il m’a regardé fixement et il a dit cette parole de Matthieu : « Et ce sont les violents qui l’emportent. »" (p.502)

https://alexmotamots.fr/le-lambeau-philippe-lancon/

+ donner votre avis