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Fiche livre
Une verrière sous le ciel
18,50 €
Une verrière sous le ciel
Alma Editeur
Résumé
« Dans les contes de mon pays, il y a souvent trois fées qui se penchent sur le berceau du bébé pour lui souhaiter une vie de telle ou telle couleur, sous de bons auspices ou au contraire pleine d’embûches. À quoi cela tient-il ? À leur bonne humeur ? »
Il était une fois, en 1988, une jeune fille envoyée en colonie de vacances en France par le parti communiste tchécoslovaque. Au dernier moment, sur le quai de la gare de l’Est, Ana refuse de rentrer. Elle vient d’avoir 18 ans et décide de changer le cours de son destin.
Caractéristiques du livre
  • Date de parution :
  • Editeur : Alma Editeur (02/2018)
  • Nombre de pages : 264
  • ISBN: 978-2-36279-243-4
Lenka Hornakova-Civade (Auteur) a également contribué aux livres…
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Avis des lecteurs
Magali  image du profil
(Fontaine Luberon)

Ana vient de l'est, de ces pays soumis au régime soviétique ; ce jour-là, elle refuse de retourner dans son pays. Elle a dix-huit ans, elle a quelques petits aperçus de la vie en France, surtout à travers la littérature en français, langue censurée par le régime mais qui se faufile et se cache dans les bibliothèques.Tout cela doit lui permettre de commencer une nouvelle vie; ses parents en apparence très obéissants au régime, lui glissent à l'oreille de ne pas revenir de sa colonie. C'est sur la tombe de Modigliani qu'elle fait une rencontre déterminante Ana est le double, en plus jeune, d'une
compatriote, écartelée entre l'exil et ses racines. Elle devient "l'autre, quelqu'un d'autre qui nous sauve de notre propre mortalité". Autour d'elle, se crée une petite famille hétéroclite. D'abord muette, Ana aborde le français par la poésie, elle recherche "le livre" qui l'amènera à comprendre tout ce qui fait les gens, les caractères, les habitudes de son pays d'accueil.
Dans de livre, l'écriture exige de nous une lecture plus approfondie, l'introspection du personnage ne peut nous laisser insensible. En sortant du silence, Ana accepte de perdre un peu cette liberté intérieure qui reste un des ressorts les plus forts de ce beau roman.

Ophélie G. image du profil
(Fontaine Luberon)

Paris, 1988 : Ana, 18 ans tout juste refuse de monter dans le train qui doit la ramener en Tchécoslovaquie.
En cette année qui précède la chute du Mur de Berlin, la jeune femme apprend à se construire loin des siens, par les rencontres d'abord, par les mots ensuite et surtout par l'apprentissage de la liberté: liberté du corps, liberté de la parole, liberté d'exister par et pour soi.

Récit subtil de ce moment délicat du passage à l'âge adulte, "Une verrière sous le ciel" est aussi et surtout le roman de l'exil...
Un second roman très réussi à lire d'urgence !

Yv image du profil

Un peu long et traînant parfois, ce roman gagne cependant à être découvert et son auteure à être lue. Je l'avais déjà rencontrée dans son précédent et très bon opus Giboulées de soleil. Cette fois-ci encore elle décrit une femme, Ana qui va se découvrir et se révéler au fil des pages. De jeune femme fragile et timide, elle devient une femme avec des envies, des désirs qu'elle compte bien réaliser. Elle s'y autorisera et l'on sent bien, une fois le livre fermé qu'à l'aube de ses vingt ans, l'avenir lui appartient et qu'elle fera tout pour le façonner à ses souhaits.

Lenka Horňáková-Civade écrit de très belles pages sur la création qu'elle soit littéraire ou picturale, car l'un de ses personnages est peintre et la verrière du titre protège son atelier autant qu'elle y fait entrer la lumière. A noter que l'auteure est aussi peintre et née dans l'actuelle république Tchèque, elle parle donc ce de ce qu'elle connaît bien. J'ai bien aimé également les pages sur la manière dont l'éducation, les règles de la société dans laquelle on vit nous forge ; comment ce qui nous est inculqué nous reste à vie, mais que tout cela peut être tempéré ou accentué par les rencontres, ce que l'on apprend des autres. Elle explique bien aussi comment un symbole, une date, un rite particulier d'un pays n'est pas le même dans un autre. Elle prend l'exemple du 1er mai en France et en ex-Tchécoslovaquie où là-bas, il fallait défiler à la gloire du pays.

C'est bien vu, cela permet de changer un peu sa manière de voir les choses, et de se rappeler tout ce que peut nous apporter l'autre, surtout lorsqu'il est étranger, un formidable contre-pied au discours de peur et de haine contre les réfugiés actuels passés et futurs.

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