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Fiche livre
Ces rêves qu'on piétine
20,00 €
Ces rêves qu'on piétine
L'Observatoire
Résumé
Avril 1945.
Magda Goebbels descend dans le Führerbunker avec ses six enfants. Adulée du peuple et de son Führer, l'ambitieuse "première dame" du Reich a tout fait pour effacer l'ancienne Magda, fille adoptive chérie de Richard Friedländer, commerçant, allemand et juif.
Raflé parmi les premiers, Richard n'a jamais cessé de lui écrire.
À plusieurs kilomètres, quelques rescapés des camps tentent d'échapper à l'enfer. Parmi eux, Ava, enfant du KZ-Bordell d'Auschwitz, est la dernière dépositaire d'un précieux rouleau de cuir. À l'intérieur, les lettres d'un père, raflé parmi les premiers, à sa fille ; les lettres de Richard Friedländer à une certaine... Magda.
Tandis que Magda s'enfonce dans l'abîme de la folie nazie, Ava, ultime passeuse d'une tragique mémoire, tente d'échapper à son destin.
Caractéristiques du livre
  • Date de parution :
  • Editeur : L'Observatoire (23/08/2017)
  • Collection : LITTERATURE/SC.
  • Nombre de pages : 310
  • ISBN: 979-1-03-290071-0
Sébastien Spitzer (Auteur) a également contribué au livre…
Ennemis intimes / les Bush, le Brut et Téhéran, les Bush, le brut et Téhéran Ennemis intimes / les Bush, ... Sébastien Spitzer
Indisponible sur notre site
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Avis des lecteurs
Alex-Mot-à-Mots image du profil

Un premier roman à la fois maîtrisé, passionnant et très riche.
J’ai aimé le style, pourtant sans fioriture, des phrases sèches, courtes, comme pour dire l’urgence.
J’ai aimé l’urgence de Feda, sa volonté de vivre malgré les expériences commises sur elle.
J’ai aimé le silence d’Ava et son attention à la besace dans laquelle se trouve la mémoire des camps.
J’ai aimé découvrir l’enfance de Magda, née Marie-Madeleine, ambitieuse prête à tout pour ne pas retourner dans la misère. J’ai aimé son regard sans concession sur les occupants du bunker.
Même les personnages secondaires sont brossés intelligemment : Lee-Meyer et Gary en pleins, Adolf et Joseph en creux.
Et puis le grand absent, celui toujours caché : le père de Magda.
Un roman très documenté qui n’est jamais pontifiant, mais qui remet à hauteur d’hommes, et surtout de femmes, l’Histoire en marche.

Laure B. image du profil

"Un pas, une pierre, un chemin de poussière.
Un printemps qui bourgeonne. Au fond bruit un torrent."
1945. La fin de la guerre.
Magda Goebbels est recluse avec ses six enfants dans le führerbunker, gélules de cyanure dans la poche.
Après les avoir revêtus de robes blanches, elle n'attend que l'assaut final pour administrer à sa marmaille la potion fatale.
Voici l'histoire romanesque de Magda Goebbels, délivrée par Sebastien Spitzer, journaliste et historien.
Magda est la femme de Goebbels, bras droit d'Hitler, elle est née "enfant illégitime", élevée par un juif , folle amoureuse d'un juif, idolâtrée par des millions d'allemands, elle deviendra la plus puissante femme du troisième Reich.
En parallèle, Ava, petite enfant fragile et muette, née de la prostitution des camps, s'accroche à la vie et tient contre son cœur, dans un rouleau de cuir, les lettres de Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, qui crie son amour à sa fille ; Magda.
Ava avance avec les premiers "libérés des camps" sur ces routes longues, froides, et semées d'embûches jusqu'au jour où elle est recueillie par les "sauveurs américains".
Au delà de ce roman, parfaitement construit, né d'un véritable travail d'historien et grâce à son talent de conteur, Sebastien Spitzer nous délivre une belle histoire romanesque : l'histoire de Magda, fille de rien, devenue femme adulée par la société "à la mode du moment".
Rien de manichéen dans ce roman... comme l'était cette guerre... et puis, à cette époque ... qui était blanc ? qui était noir ?
Dès les premiers pages, la narration des "libérés des camps" marchant sur les routes, encore sous le joug de leurs bourreaux, est totalement bouleversante de réalisme.
Quel talent d'écriture !
Ce livre est poignant, percutant, dérangeant.
Le style de Sebastien Spitzer est affûté , sans pathos, d'une finesse absolue.
Le rythme est haletant... comme la marche terrible de ces migrants fuyant les camps.
Des phrases courtes et aiguisées pour une histoire qui vous fera peut-être verser des larmes.

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