Identifiez-vous
Panier (0) articles

Voir le panier

Notre histoire
1957 - Christian BON
Né en 1934 le fils de Louis Bon avait 16 ans à la mort de son père. Tout en préparant son baccalauréat au Lycée Condorcet il passait de nombreuses heures à la librairie pour aider sa mère et Madame Augoyat. Après le bac il suivit les cours du Cercle de la Librairie. Appelé à assurer son service militaire en maitien de l’ordre en Algérie il fut absent de début 1955 à Décembre 1957. Un jeune stagiaire, Patrick Renaudot futur éditeur, vint le remplacer. Libéré début Décembre 1957, son premier souci fut, en accord avec sa mère, de trouver les moyens financiers pour transformer le local de la librairie. Le livre avait énormément évolué en dix ans : l’apparition des collections de poche, la disparition des collectionneurs et des stocks de livres anciens, l’impossibilité de financer des achats de beaux livres assurant un renouvellement dans les catalogues les décidèrent à abandonner ce secteur et à miser sur une nouvelle clientèle abordant la lecture grâce aux collections bon marché. La modernisation réalisée permit de conserver la clientèle traditionnelle en élargissant aux nouveaux arrivants dans ce quartier peu à peu abandonné par ses habitants familiaux et envahi par des bureaux, cabinets médicaux ou juridiques et sièges sociaux d’importantes sociétés et banques . Le livre ancien disparut des rayons, remplacé par les nouveautés modernes des éditeurs. Menant parallèlement une activité syndicale importante et suivant des cours de gestion à l’ENOES, Christian Bon put rapidement faire renaître la réputation plus que centenaire de Fontaine.
1963 - Christian BON et Jean-Claude MAILLET

Pour développer de nouveaux secteurs tels les clubs “Club des Libraires” “Club des Editeurs” qui abonnaient mensuellement des clients à des ouvrages reliés, Christian Bon engagea pour s’en occuper Jean-Claude Maillet qui, désireux d’apprendre le métier de libraire avait travaillé quelques mois chez Flammarion. Durant deux années Jean-Claude Maillet s’initia en assumant différentes tâches et lorsqu’il décida de s’installer, il proposa une association à Christian Bon.

Le 9 Novembre 1965 était inaugurée la seconde librairie Fontaine, Avenue Victor-Hugo dans le 16ème arrondissement à Paris. Pour la profession c’était la première fois depuis la fin de la guerre qu’une création importante était réalisée à Paris. Le décorateur Claude Godet du cabinet Hachette avec l’aide du sculpteur Calka avait réussi une belle réalisation avec la librairie en rez-de-chaussée et une galerie d’exposition en sous-sol. S’inspirant d’un livre de Monsieur Escarpit les associés Bon-Maillet se “voulaient les agents d’une action culturelle permanente qui n’en ont pas fini avec le livre quand ils l’ont vendu”.

Le succès et le développement

L’évolution de ce groupe se heurta rapidement à la difficulté de véritablement mettre en commun les moyens financiers nécessaires pour créer des magasins “Les Librairies L” et les deux Fontaine quittèrent en 1970 l’association en conservant ce qui avait été prévu comme devant être le premier magasin commun, la librairie Fontaine Bourse située dans le 2ème arrondissement. La même année le magasin de la rue de Laborde s’agrandissait et atteignait les 220 M2. A partir de là, par auto-financement la chaîne se développa .

1976 : Passy dans le 16ème

1977 : Opéra dans le 9ème

1979 : Sévres dans le 7ème

1982 : Auteuil dans le 16ème et Marbeuf dans le 8ème

1988 : Kléber dans le 16ème

1990 : Villiers et Maillot dans le 17ème.

2005 : Fontaine Luberon à Apt dans le Vaucluse, la première librairie Fontaine hors de Paris.

 

La tradition de l’édition ne fut pas abandonnée puisque la librairie Fontaine réimprima des textes introuvables. C’est ainsi que parurent successivement entre 1982 et 1985 les Mémoires de Madame de Motteville, la biographie de la Duchesse de Lavallière par Madame de Genlis, “Aloys” de Custine, les mémoires de la Grande Mademoiselle et, pour fêter le cent-cinquantenaire de la fondation de la librairie “La lettre sur le commerce de la librairie” de Diderot dont de nombreux passages collaient parfaitement à l’actualité du livre en 1984. La distribution du livre évoluait en effet à grande vitesse avec les discounters de grandes surfaces qui introduisaient dans leur magasin le livre comme produit d’appel en cassant le prix conseillé par l’éditeur. Une réaction du syndicat des libraires auquel participait Christian Bon obtint de l’administration une réglementation en 1981 nommée “Loi Lang” qui changeait les rapports entre les éditeurs et les libraires en protégeant le circuit de distribution par un système de prix imposé pour le livre. L’euphorie économique des années 80/90 permit le développement des librairies Fontaine dans Paris. Le choix de créer des “Librairies de quartier” plutôt que d’implanter une grande surface s’avérait judicieux puisque ces magasins couvraient une surface de plus de 1.500 M2 en 1990 rendant un service de proximité apprécié par la clientèle.

1990 - Claude-Michel Saucias
En 1977 entra à Laborde comme jeune employé Claude-Michel Saucias qui sortait de son service militaire; en peu d’années il en devint le responsable et c’est tout naturellement qu’en 1990, lorsqu’il voulut s’installer, Jean-Claude Maillet et Christian Bon s’associèrent avec lui pour créer la succursalle de Villiers dans le 17ème arrondissement. Cependant, des magasins malheureusement durent fermer, pour différentes raisons : Opéra, qui s’avéra un mauvais emplacement, fut cédé et devint une librairie spécialisée en jeux; en 1992, Marbeuf dont le bail ne fut pas renouvelé alors qu’il était devenu un des fleurons de la chaîne; en 1999 Fontaine Bourse et Fontaine Maillot : la première car le quartier s’était vidé de ses bureaux, la seconde à cause d’un loyer beaucoup trop cher.